Prevenar 20 chez le nourrisson et l’enfant à risque : ce que changent les recommandations 2026

La vaccination contre le pneumocoque évolue en France. En 2026, la Haute Autorité de santé (HAS) recommande désormais le Prevenar 20, également appelé VPC20, pour la vaccination des nourrissons et pour les enfants présentants un risque particulier d'infection à pneumocoque. Ce vaccin n'est toute fois pas encore remboursé à ce jour.

Pour les parents, cette évolution peut soulever plusieurs questions : pourquoi changer de vaccin ? Depuis quand les bébés sont-ils vaccinés contre le pneumocoque ? Pourquoi parle-t-on de vaccin « 20-valent » ? Et quelle a été l'efficacité de cette vaccination depuis son introduction ?

Le pneumocoque, une bactérie qui peut provoquer des infections graves

Le pneumocoque est une bactérie appelée Streptococcus pneumoniae. Elle peut être responsable d'infections fréquentes chez l'enfant, comme certaines otites, mais aussi d'infections beaucoup plus sévères comme les pneumonies.

Dans les formes dites invasives, la bactérie passe dans des zones normalement stériles de l'organisme. Elle peut alors provoquer notamment une septicémie ou une méningite.

Les nourrissons et les jeunes enfants font partie des personnes particulièrement exposées aux formes graves.

Depuis quand les bébés sont-ils vaccinés contre le pneumocoque ?

La vaccination contre le pneumocoque a été introduite dans le calendrier vaccinal en France en 2003 pour les enfants de moins de 2 ans considérés comme à risque d'infection invasive à pneumocoque.

À cette époque, les autorités sanitaires avaient toutefois constaté qu'une très grande partie des jeunes enfants pouvaient être considérés comme exposés. La recommandation a donc été élargie.

En juin 2006, la vaccination a été recommandée pour tous les enfants de moins de 2 ans.

Le vaccin utilisé était alors le vaccin pneumococcique conjugué Prevenar, qui protégeait contre sept sérotypes de pneumocoque.

2018 : la vaccination contre le pneumocoque devient obligatoire

Une nouvelle étape importante intervient le 1er janvier 2018.

La vaccination contre le pneumocoque devient alors obligatoire chez les enfants nés à partir de cette date, dans le cadre de l'extension des obligations vaccinales à 11 vaccinations chez le nourrisson.

Aujourd'hui, la vaccination contre le pneumocoque fait donc partie des vaccinations obligatoires du jeune enfant.

Que signifie « 13-valent », « 15-valent » ou « 20-valent » ?

Les termes utilisés pour les vaccins pneumococciques peuvent sembler compliqués.

On parle en réalité de sérotypes de pneumocoque.

Un sérotype correspond à une variété de pneumocoque qui possède des caractéristiques antigéniques particulières. Il existe une 100° de sérotypes différents8 de cette même bactérie mais la plupart colonisent les voies respiratoires hautes sans provoquer de maladies. Pas plus de 30 à 40 stéréotypes sont responsables de pathologies.

Le pneumocoque est la première cause d'infection bactérienne8 notamment chez les moins de 2 ans et les personnes âgées.

Le chiffre associé au vaccin indique combien de sérotypes différents le vaccin cible.

Ainsi :

  • un vaccin 13-valent cible 13 sérotypes (vaccin PREVENAR13) ;
  • un vaccin 15-valent cible 15 sérotypes (vaccin VAXNEUVANCE) ;
  • un vaccin 20-valent cible 20 sérotypes (vaccin PREVENAR20).

Le passage au Prevenar 20 permet donc d'élargir la protection vaccinale à davantage de sérotypes.

Cette notion est importante car les sérotypes responsables des infections peuvent évoluer au fil du temps.

Une baisse importante des infections graves après l'arrivée de la vaccination

La vaccination contre le pneumocoque a eu un impact important sur les infections invasives chez les jeunes enfants.

Les données françaises ont montré une diminution marquée des infections invasives à pneumocoque chez les enfants de moins de 2 ans après la généralisation de la vaccination. Le ministère de la Santé indiquait notamment en 2017 que le nombre de ces infections avait été réduit de moitié chez l'enfant depuis l'introduction de la vaccination.

Les bénéfices ne se sont pas limités aux enfants vaccinés.

En réduisant la circulation de certains sérotypes de pneumocoque chez les jeunes enfants, la vaccination a également entraîné un effet indirect de protection chez d'autres catégories de population, notamment les adultes.

Pourquoi faut-il continuer à faire évoluer les vaccins ?

La baisse des infections n'a cependant pas été constante.

Après la diminution importante observée chez les jeunes enfants dans les années qui ont suivi la vaccination, les infections invasives ont recommencé à augmenter dans certaines périodes.

Une des raisons est liée au remplacement progressif de certains sérotypes.

Autrement dit, lorsque la vaccination réduit fortement les sérotypes qu'elle cible, d'autres sérotypes de pneumocoque, non couverts par le vaccin, peuvent prendre davantage de place.

Les données françaises montrent notamment qu'entre 2015 et 2019, la remontée des infections invasives était principalement liée à des sérotypes qui n'étaient pas inclus dans le vaccin PREVENAR puis PREVENAR13.

Après la baisse observée pendant les années de pandémie de Covid-19, les infections invasives à pneumocoque ont également fortement augmenté en 2022 et 2023. En 2024, leur incidence était supérieure à celle observée avant la pandémie.

Cette évolution explique notamment pourquoi les autorités sanitaires cherchent à disposer de vaccins couvrant davantage de sérotypes.

Prevenar 20 : qu'est-ce qui change pour les nourrissons ?

La nouvelle recommandation de la HAS fait désormais du VPC20, Prevenar 20, le vaccin de référence pour les nourrissons et les prématurés.

Pour un nourrisson débutant sa vaccination selon le calendrier habituel, le schéma recommandé est :

2 mois → 4 mois → 6 mois → rappel à 11 mois.

Il s'agit d'un schéma dit 3 + 1, avec trois doses de primovaccination puis une dose de rappel. Tous les nourrissons à terme recevront donc une dose supplémentaire à 6 mois. Les nouveaux-nés prématurés (moins de 37 SA), avaient déjà une dose de plus à 3 mois (schéma 2-3-4 puis 11 mois), ils auront donc le même nombre d'injections.

Le Prevenar 20 est également recommandé chez les enfants présentant certains facteurs de risque d'infection invasive à pneumocoque. Le calendrier peut alors dépendre de l'âge de l'enfant et des vaccinations déjà reçues.

Mon bébé a déjà reçu Prevenar 13 ou Vaxneuvance : faut-il recommencer ?

Non.

C'est une information rassurante pour les parents dont le bébé a déjà commencé sa vaccination avec un ancien vaccin.

La HAS prévoit que les nourrissons ayant commencé leur vaccination avec un vaccin pneumococcique conjugué 13-valent ou 15-valent poursuivent leur calendrier avec le Prevenar 20, sans recommencer les injections depuis le début.

2 mois4 mois6 mois11 mois
Prévenar20Prévenar20Prévenar20Prévenar20
Prévenar13 ou VaxneuvancePrévenar20Prévenar20Prévenar20
Prévenar13 ou Vaxneuvance Prévenar13 ou VaxneuvancePrévenar20Prévenar20
Prévenar13 ou VaxneuvancePrévenar13 ou VaxneuvancePrévenar13 ou VaxneuvancePrévenar20
Schéma des injections chez un nouveau-né à terme en fonction des doses reçues

2 mois3 mois4 mois6 mois11 mois
Prévenar20Prévenar20Prévenar20Prévenar20
Prévenar13 ou VaxneuvancePrévenar20Prévenar20Prévenar20
Prévenar13 ou VaxneuvancePrévenar13 ou VaxneuvancePrévenar20Prévenar20Prévenar20
Prévenar13 ou VaxneuvancePrévenar13 ou VaxneuvancePrévenar13 ou VaxneuvancePrévenar20Prévenar20
Schéma des injections chez un nouveau-né prématuré (< 37 SA)

Le médecin ou le professionnel de santé vérifie simplement les doses déjà réalisées et adapte la suite du calendrier.

Et pour les enfants à risque ?

La nouvelle stratégie concerne également les enfants présentant un risque accru d'infection invasive à pneumocoque.

Il peut notamment s'agir d'enfants souffrant de certaines maladies chroniques ou présentant une fragilité particulière du système immunitaire.

Pour ces enfants, le schéma vaccinal dépend de leur âge, de leur situation médicale et des vaccins pneumococciques déjà reçus.

Recommandations de l'HAS concernant le PREVENAR20

La vaccination doit donc être organisée avec le médecin ou le pédiatre, qui pourra déterminer précisément le nombre de doses nécessaires.

Pourquoi le Prevenar 20 est-il intéressant ?

L'objectif du Prevenar 20 est avant tout d'offrir une protection plus large contre les différents sérotypes de pneumocoque.

Il ne protège évidemment pas contre toutes les infections possibles et ne signifie pas qu'un enfant vacciné ne pourra jamais avoir une infection à pneumocoque.

En revanche, il permet de cibler davantage de sérotypes susceptibles de provoquer des infections graves.

L'évolution des vaccins correspond donc à une adaptation à l'évolution de la bactérie et des infections observées en France.

Les autres bactéries reponsables de méningites

Les vaccins meningocoques de enfant et adolescent

D'autres bactéries comme les pneumocoques et l'Haemophilue influenzae peuvent être responsables de méningites (voir aussi l'article : Méningite. Quand y penser ? Les méningites à Méningocoque, Pneumocoque, les méningites virales …).

Ce qu'il faut retenir pour les parents

La vaccination contre le pneumocoque a une histoire déjà longue en France.

2003 : vaccination recommandée chez les enfants de moins de 2 ans présentant un risque particulier.

Juin 2006 : recommandation étendue à l'ensemble des enfants de moins de 2 ans.

1er janvier 2018 : vaccination contre le pneumocoque rendue obligatoire pour les enfants nés à partir de cette date.

2026 : la HAS recommande désormais le Prevenar 20 chez les nourrissons et les enfants à risque, afin d'élargir la protection à davantage de sérotypes.

Depuis la généralisation de la vaccination, les infections graves à pneumocoque ont fortement diminué chez les jeunes enfants, même si leur évolution au cours des dernières années montre l'importance de continuer à surveiller les sérotypes responsables des infections.

Pour les parents, le message essentiel est donc simple : le Prevenar 20 s'inscrit dans la continuité de la vaccination contre le pneumocoque, avec une protection désormais élargie à davantage de sérotypes.

Il n'est par contre pas encore remboursé officiellement à ce jour. Certaines Caisses d'assurance maladie ou mutuelles peuvent le prendre en charge.

En cas de doute sur le calendrier de votre enfant, notamment s'il a commencé sa vaccination avec Prevenar 13 ou Vaxneuvance, il est conseillé de demander conseil à son médecin, son pédiatre ou son pharmacien.

FAQ – Prevenar 20 chez le nourrisson

FAQ «Foire aux questions sur les vaccins» en français

Qu'est-ce qu'un sérotype de pneumocoque ?


Un sérotype correspond à une variété différente de pneumocoque, présentant des caractéristiques antigéniques propres. Un même vaccin peut donc protéger contre plusieurs sérotypes.

Depuis quand les bébés sont-ils vaccinés contre le pneumocoque ?


La vaccination a été introduite en France en 2003 pour les enfants de moins de 2 ans à risque, puis recommandée pour tous les enfants de moins de 2 ans à partir de juin 2006.

Depuis quand cette vaccination est-elle obligatoire ?


Elle est obligatoire pour les enfants nés à partir du 1er janvier 2018.

La vaccination a-t-elle permis de réduire les infections graves ?


Oui. La généralisation de la vaccination a été suivie d'une forte diminution des infections invasives à pneumocoque chez les jeunes enfants. Cette baisse a également bénéficié à d'autres populations grâce à l'effet indirect de la vaccination.

Pourquoi utiliser maintenant Prevenar 20 ?


Parce que ce vaccin cible 20 sérotypes de pneumocoque, contre 13 pour le Prevenar13 et 15 pour le Vaxneuvance. Il permet donc d'élargir la protection vaccinale.

Mon bébé a commencé avec Prevenar 13 ou le Vaxneuvance. Doit-il recommencer ?


Non. La nouvelle stratégie prévoit la possibilité de poursuivre la vaccination avec Prevenar 20. Vous pouvez vous référer aux tableaux ci-dessus.

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Sources :

  1. Haute Autorité de Santé. Révision de la stratégie de vaccination contre les infections invasives à pneumocoques : place des vaccins à haute valence PREVENAR 20 chez les nourrissons, les enfants et les adultes, et CAPVAXIVE chez les adultes. 2026.
  2. InfoVac. Bulletin n°8 – Août 2026. 29 août 2026.
  3. Vaccination Info Service. Infections à pneumocoques. Mise à jour 2 janvier 2026.
  4. Vaccination Info Service. Infections à pneumocoques. Données épidémiologiques et recommandations vaccinales. Mise à jour 3 juin 2026.
  5. Santé publique France. Seize années de surveillance des infections invasives bactériennes en France (1991-2006) à travers le réseau EPIBAC.
  6. Ministère des Solidarités et de la Santé. À partir de 2018, les enfants de moins de deux ans devront être vaccinés contre 11 maladies. 2017.
  7. Ministère de la Santé. Guide des vaccinations – Édition 2008. Vaccination contre les infections invasives à pneumocoque.
  8. R. Cohen et coll., Les infections à pneumocoque chez l'enfant en 2025, Journal de Pédiatrie et de puériculture, Déc. 2024 (5).

Auteur :
Dr Rondeleux EmmanuelleDr Emmanuelle RONDELEUX
Pédiatre, Allergologue, Homéopathe
Directrice médicale de l'Application May Santé
Participe aux réponses d'experts dans le magasine Parents

Date de publication: 13 septembre 2026
Dernière révision de l'article : 15 septembre 2026

 

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Incendies en Gironde : comment protéger efficacement les enfants et les personnes fragiles ?

Les incendies qui touchent régulièrement la Gironde et les Landes ne représentent pas seulement une menace pour les habitations et les forêts. Les fumées générées par ces feux peuvent dégrader fortement la qualité de l’air et avoir des conséquences sur la santé, en particulier chez les jeunes enfants, les femmes enceintes, les personnes âgées et celles souffrant de maladies respiratoires ou cardiovasculaires.

Selon l’Agence régionale de santé (ARS) Nouvelle-Aquitaine, l’exposition aux fumées de feux de forêt peut provoquer une irritation des yeux et des voies respiratoires, aggraver l’asthme ou certaines maladies cardiaques, et entraîner des difficultés respiratoires chez les personnes les plus vulnérables.

Pour les familles, il est essentiel d’adopter les bons réflexes dès que les fumées deviennent visibles ou que les autorités signalent une dégradation de la qualité de l’air.

Pourquoi les fumées des incendies sont-elles dangereuses ?

Les fumées d’incendie contiennent un mélange complexe de particules fines (PM2,5), de gaz irritants et d’autres substances issues de la combustion de la végétation et parfois de matériaux divers.

Les particules fines sont particulièrement préoccupantes car elles pénètrent profondément dans les poumons et peuvent passer dans la circulation sanguine.

Les symptômes les plus fréquents sont :

  • irritation des yeux, du nez et de la gorge ;
  • toux ;
  • essoufflement ;
  • maux de tête ;
  • fatigue inhabituelle.

Chez un enfant asthmatique, une augmentation des symptômes peut survenir rapidement. Les nourrissons et les jeunes enfants respirent plus vite que les adultes, ce qui augmente leur exposition aux polluants.

Les recommandations essentielles de l’ARS Nouvelle-Aquitaine

L’ARS recommande plusieurs mesures simples mais efficaces pour limiter l’exposition aux fumées.

Restez informé de la qualité de l’air

Avant toute activité extérieure, il est conseillé de consulter les informations actualisées sur la qualité de l’air.

Le suivi en direct est disponible sur le site d’Atmo Nouvelle-Aquitaine :

https://www.atmo-nouvelleaquitaine.org/actualite/incendies-en-gironde-et-dans-les-landes-suivi-de-la-qualite-de-lair

Ces données permettent d’adapter les sorties des enfants et les activités sportives.

Limitez les activités physiques en extérieur

Lorsque la fumée est présente, il est préférable de :

  • éviter les promenades prolongées ;
  • reporter les activités sportives ;
  • limiter les jeux extérieurs des enfants.

L’effort physique augmente la quantité d’air inhalée et donc l’exposition aux particules.

Gardez les fenêtres fermées lorsque la fumée est dense

En cas d’épisode de fumée important :

  • fermez les fenêtres et les portes ;
  • évitez d’aérer pendant les périodes où la fumée est la plus intense ;
  • utilisez si possible une pièce moins exposée aux infiltrations d’air extérieur.

Dès que la qualité de l’air s’améliore, une aération du logement est recommandée.

Le masque FFP2 : qui devrait le porter ?

Le masque FFP2 est actuellement le masque le plus efficace pour filtrer les particules fines présentes dans les fumées d’incendie.

Il est particulièrement conseillé pour :

  • les femmes enceintes ;
  • les personnes atteintes de maladies cardiovasculaires ;
  • les jeunes enfants lorsqu’un masque adapté à leur morphologie peut être porté correctement.

En revanche, un FFP2 est souvent difficile à utiliser chez les très jeunes enfants (notamment les moins de 2 ans) et ne doit jamais être imposé s’il gêne la respiration.

Pour être efficace, le masque doit être bien ajusté sur le visage.

Il est important de le remplacer :

  • dès qu’il devient humide ;
  • lorsqu’il est sale ;
  • lorsqu’il devient plus difficile de respirer à travers le filtre ;
  • et au plus tard après une journée d’utilisation, soit environ 8 heures d’utilisation cumulée.

Un masque saturé perd une partie de son efficacité.

Les personnes à surveiller en priorité

Certaines personnes doivent être particulièrement vigilantes :

  • nourrissons ;
  • enfants de moins de 5 ans ;
  • femmes enceintes ;
  • personnes âgées ;
  • patients asthmatiques ;
  • personnes souffrant de bronchite chronique ou de BPCO ;
  • personnes ayant une maladie cardiovasculaire.

En cas de toux importante, de gêne respiratoire, de douleur thoracique ou d’aggravation d’une maladie chronique, il est recommandé de consulter rapidement un professionnel de santé.

Que faire si votre enfant est asthmatique ?

Les épisodes de fumée peuvent déclencher ou aggraver une crise d’asthme.

Les parents doivent vérifier que :

  • le traitement de fond est bien poursuivi ;
  • le bronchodilatateur de secours est disponible ;
  • le plan d’action de l’asthme est connu.

Si l’enfant présente un essoufflement inhabituel, des sifflements respiratoires ou une difficulté à parler, une consultation urgente est nécessaire.

Préparer un kit d’urgence de 72 heures

En période de risque d’incendie, les autorités recommandent de préparer un kit d’urgence permettant de tenir de manière autonome pendant au moins 72 heures.

Bordeaux Métropole recommande de conserver ce kit dans un endroit facilement accessible et d’en vérifier régulièrement le contenu.

Kit d'urgence 72 heures

Le contenu conseillé du kit d’urgence

Le kit devrait comprendre :

  • une radio à piles avec des piles de rechange ;
  • une trousse de premiers secours (pansements, compresses, antiseptique, etc.) ;
  • des outils de base (couteau multifonctions, ouvre-boîte) ;
  • des aliments non périssables ne nécessitant pas de cuisson (conserves, petits pots pour bébé, nourriture pour animaux) ;
  • des vêtements chauds ;
  • une couverture de survie ;
  • une lampe de poche avec des piles de rechange ;
  • des bougies ;
  • un briquet ou des allumettes ;
  • un chargeur de téléphone portable ;
  • une paire de lunettes de secours si nécessaire ;
  • les médicaments habituels et quelques médicaments de base ;
  • de l’argent liquide ;
  • une réserve d’eau potable ;
  • des photocopies des documents importants (pièces d’identité, ordonnances, assurances) conservées dans une pochette étanche ;
  • un double des clés du logement et du véhicule ;
  • des jeux ou activités pour occuper les enfants.

Il est recommandé de vérifier ce kit une fois par an, notamment les dates de péremption des médicaments et des aliments ainsi que l’état des piles.

(Source : Bordeaux Métropole – Kit d’urgence 72 h)

Les bons réflexes en cas d’ordre d’évacuation

Si les autorités demandent une évacuation :

  • partez sans attendre ;
  • emportez votre kit d’urgence ;
  • prenez les traitements médicaux indispensables ;
  • gardez les enfants près de vous ;
  • suivez uniquement les itinéraires indiqués par les autorités.

Le retour au domicile ne doit se faire qu’après autorisation.

Un message rassurant pour les parents

La majorité des enfants exposés ponctuellement aux fumées ne développera pas de complication grave.

Le risque dépend principalement de l’intensité des fumées, de la durée d’exposition et de l’existence d’une maladie préexistante.

Les mesures les plus efficaces restent :

  • limiter l’exposition ;
  • surveiller les symptômes ;
  • utiliser un masque FFP2 pour les personnes les plus fragiles ;
  • rester informé de l’évolution de la qualité de l’air.

En anticipant avec un kit d’urgence et en appliquant les recommandations sanitaires, les familles peuvent réduire significativement les risques liés aux incendies en Gironde.

📚 Bibliographie

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Sources :

  1. Agence régionale de santé Nouvelle-Aquitaine. Feux de forêts - Impact sanitaire et recommandations.
  2. Atmo Nouvelle-Aquitaine. Incendies en Gironde et dans les Landes : suivi de la qualité de l’air.
  3. Bordeaux Métropole. Kit d’urgence 72 h – recommandations de préparation.

Auteur :
Dr Rondeleux EmmanuelleDr Emmanuelle RONDELEUX
Pédiatre, Allergologue, Homéopathe
Directrice médicale de l'Application May Santé
Participe aux réponses d'experts dans le magasine Parents

Date de publication: 31 juillet 2026
Dernière révision de l'article : 31 juillet 2026

 

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Recettes pour introduire les fruits à coque et l’arachide

Voici une sélection de recettes simples, adaptées aux bébés dès 4 à 6 mois, pour introduire les fruits à coques et l'arachide de façon progressive et sécurisée 🥄🌰🥜. Attention de bien lire auparavant l'article : Introduire l’arachide et les fruits à coque dès la diversification : Mode d’emploi, pour ne pas brusquer les étapes .

Ces recettes sont douces, lisses, et respectent les recommandations françaises (Société Française d'allergologie, Allergodiet, PNNS).

Dans la plus part des recettes vous pouvez remplacer le fruit à coque par un autre.

🥣 1. Compote de pomme à la poudre d’amande (dès 4-6 mois)

Ingrédients :

Préparation :

  1. Éplucher et couper la pomme en petits morceaux.
  2. Cuire la pomme à la vapeur ou à l’eau jusqu’à ce qu’elle soit bien fondante.
  3. Mixer très finement.
  4. Ajouter la poudre d’amande, bien mélanger.
  5. Servir tiède ou à température ambiante.

🔄 Répéter 2 à 3 fois par semaine pour maintenir la tolérance.


🥔 2. Purée de patate douce & noisette (dès 5-6 mois)

Ingrédients :

Préparation :

  1. Éplucher, couper la patate douce et la cuire jusqu’à ce qu’elle soit bien tendre.
  2. Mixer avec un peu d’eau de cuisson pour obtenir une texture bien lisse.
  3. Ajouter la purée de noisette et mixer à nouveau.

✅ Astuce : introduisez la noisette seule la première fois, sans autre aliment nouveau. Si vous n'avez pas encore introduit la patate douce, faites une première fois la recette sans noisette.


🍌 3. Banane écrasée au beurre de cacahuète (dès 6 mois)

Ingrédients :

Préparation :

  1. Écraser la banane très finement à la fourchette.
  2. Mélanger avec le beurre de cacahuète 🥜 pour bien lisser la texture.

🚨 Attention à la texture : adapter selon l’âge (mixé bien si bébé à moins de 6 mois).


🍶 4. Yaourt nature + pâte de noix de cajou (dès 6 mois)

Ingrédients :

Préparation :

  1. Mélanger la purée de noix de cajou au yaourt.
  2. Bien homogénéiser avant de proposer.

👶 Idéal comme collation ou dessert. Vous pouvez utiliser également du beurre de cacahuète ou une autre purée de fruit à coques (amande, noix de cajou ...).


🥄 5. Crème de céréales + poudre de noix (dès 8-9 mois)

Ingrédients :

Préparation :

  1. Préparer la crème selon l’emballage.
  2. Ajouter la poudre de noix à la fin, bien mélanger.

🌰 Choisissez une seule noix à la fois (ex. noix de Grenoble, puis noix de macadamia après 3 jours).


❗ Conseils bonus pour les recettes :

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Sources :

  1. Introduire l'arachide et les fruits à coque dès la diversification : Mode d'emploi
  2. Diversification : les nouvelles recos de la SFA, Revue du Praticien,juin 2022
  3. Pontcharraud R. et Coll.,La diversification alimentaire : les conseils pratiques de diététiciens-nutritionnistes spécialisés en allergologie, Revue Française d'allergologie, mai 2022
  4. Manger Bouger, Introduire les allergènes alimentaires dès 4 à 6 mois
  5. Allergodiet, Diversification alimentaire : comment s'y prendre ?
  6. Diversiclic

Auteur :
Dr Rondeleux EmmanuelleDr Emmanuelle RONDELEUX
Pédiatre, Allergologue, Homéopathe
Directrice médicale de l'Application May Santé
Participe aux réponses d'experts dans le magasine Parents

Date de publication: 30 septembre 2025
Dernière révision de l'article : 30 septembre 2025

 

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PAI / Projet d’accueil individualisé pour allergie en anglais

Retrouvez la traduction du projet d'accueil individualisé, PAI , pour allergie alimentaire ou autre en anglais. Imprimez cette page, pour pouvoir la présenter à votre médecin qui n'aura plus qu'à ajouter les médicaments du PAI.

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Allergie au soleil ou lucite estivale bénigne

Parfois lors des premières expositions au soleil votre enfant peut présenter des petites plaques rouges légèrement surélevées. Est-ce une allergie au soleil ? Que faut-il faire ? Comment peut-on prévenir ces boutons ?

Les causes "d'allergie au soleil"

La lucite estivale bénigne

L'affection la plus fréquente est la lucite estivale bénigne . Elle atteint plutôt l'adolescent et l'adulte jeune, surtout les filles ou les femmes.

Elle donne des petites plaques rouges légèrement surélevées qui peuvent un peu gratter.

Les "boutons" apparaissent aux premiers soleils, en général plutôt au printemps, sur les zones exposées. C'est souvent le décolleté, les épaules ou encore le haut des bras qui sont concernés. La lucite estivale bénigne n'est pas vraiment une "allergie au soleil" mais une réaction liée aux premières expositions solaires. Elle guérit dès l'obtention d'un hâle protecteur et récidive souvent, à nouveau aux premiers soleils pendant quelques années, pour disparaître ensuite.

L'urticaire solaire, vraie allergie au soleil

L'urticaire solaire est plus rare. Il se manifeste par des boutons surélevés, comme des piqures d'ortie, débutant quelques minutes après l'exposition solaire (dans les 30 minutes). Les boutons grattent beaucoup et peuvent dépasser la zone d'exposition. Ils peuvent persister entre 1 et 24 heures.

Attention aux produits phototoxiques ou photosensibilisants

Ce qui peut faire penser à une allergie au soleil s’avère être parfois une réaction provoquée par l’application d’un produit phototoxique . C'est le cas du parfum, de certains cosmétiques et certains médicaments comme les antibiotiques ou les crèmes et gels anti-inflammatoires. Des réactions à type d'eczéma peuvent être notées plusieurs mois après l'application d'un gel anti-inflammatoire. Elles apparaissent au niveau de la zone d'application, mais peuvent la déborder. Il faut donc se rappeler l'application de ces crèmes lors d'un traumatisme survenu quelque temps auparavant.

De même, certaines crèmes solaires peuvent provoquer des allergies induites Traitement localpar le soleil. Il faut alors préférer les crèmes solaires avec des écrans minéraux et le moins de filtres chimiques possible.

La dermite des prés est une réaction que l'enfant peut faire après contact avec dermite des présdes végétaux contenant une substance photosensibilisante et une exposition au soleil. Cela provoque des plaques souvent sur les jambes ou les bras assez linéaires là où il a été en contact avec les végétaux, parfois des lésions bulleuses. Ces lésions surviennent avec un peu de retard, environ deux jours après l'exposition.

Attention aux maladies révélées par l'exposition solaire

Certaines maladies comme le Lupus ou les Dermatomyosites peuvent être révélées par le soleil . Si les lésions persistent, consulter votre médecin.

Que faire en cas de réaction au soleil ?enfant et plage

Tout d'abord protéger votre enfant dès les premiers soleils.

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Sources :

  1. Boulet J. et coll., Schémas et Protocoles, Thérapeutiques Homéopathiques, 2013, p 104.

Auteur :
Dr Rondeleux EmmanuelleDr Emmanuelle RONDELEUX
Pédiatre, Allergologue, Homéopathe

Date de publication : 1 juin 2018
Dernière révision de l'article : 13 janvier 2019

 

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