Prevenar 20 chez le nourrisson et l’enfant à risque : ce que changent les recommandations 2026

La vaccination contre le pneumocoque évolue en France. En 2026, la Haute Autorité de santé (HAS) recommande désormais le Prevenar 20, également appelé VPC20, pour la vaccination des nourrissons et pour les enfants présentants un risque particulier d'infection à pneumocoque. Ce vaccin n'est toute fois pas encore remboursé à ce jour.

Pour les parents, cette évolution peut soulever plusieurs questions : pourquoi changer de vaccin ? Depuis quand les bébés sont-ils vaccinés contre le pneumocoque ? Pourquoi parle-t-on de vaccin « 20-valent » ? Et quelle a été l'efficacité de cette vaccination depuis son introduction ?

Le pneumocoque, une bactérie qui peut provoquer des infections graves

Le pneumocoque est une bactérie appelée Streptococcus pneumoniae. Elle peut être responsable d'infections fréquentes chez l'enfant, comme certaines otites, mais aussi d'infections beaucoup plus sévères comme les pneumonies.

Dans les formes dites invasives, la bactérie passe dans des zones normalement stériles de l'organisme. Elle peut alors provoquer notamment une septicémie ou une méningite.

Les nourrissons et les jeunes enfants font partie des personnes particulièrement exposées aux formes graves.

Depuis quand les bébés sont-ils vaccinés contre le pneumocoque ?

La vaccination contre le pneumocoque a été introduite dans le calendrier vaccinal en France en 2003 pour les enfants de moins de 2 ans considérés comme à risque d'infection invasive à pneumocoque.

À cette époque, les autorités sanitaires avaient toutefois constaté qu'une très grande partie des jeunes enfants pouvaient être considérés comme exposés. La recommandation a donc été élargie.

En juin 2006, la vaccination a été recommandée pour tous les enfants de moins de 2 ans.

Le vaccin utilisé était alors le vaccin pneumococcique conjugué Prevenar, qui protégeait contre sept sérotypes de pneumocoque.

2018 : la vaccination contre le pneumocoque devient obligatoire

Une nouvelle étape importante intervient le 1er janvier 2018.

La vaccination contre le pneumocoque devient alors obligatoire chez les enfants nés à partir de cette date, dans le cadre de l'extension des obligations vaccinales à 11 vaccinations chez le nourrisson.

Aujourd'hui, la vaccination contre le pneumocoque fait donc partie des vaccinations obligatoires du jeune enfant.

Que signifie « 13-valent », « 15-valent » ou « 20-valent » ?

Les termes utilisés pour les vaccins pneumococciques peuvent sembler compliqués.

On parle en réalité de sérotypes de pneumocoque.

Un sérotype correspond à une variété de pneumocoque qui possède des caractéristiques antigéniques particulières. Il existe une 100° de sérotypes différents8 de cette même bactérie mais la plupart colonisent les voies respiratoires hautes sans provoquer de maladies. Pas plus de 30 à 40 stéréotypes sont responsables de pathologies.

Le pneumocoque est la première cause d'infection bactérienne8 notamment chez les moins de 2 ans et les personnes âgées.

Le chiffre associé au vaccin indique combien de sérotypes différents le vaccin cible.

Ainsi :

  • un vaccin 13-valent cible 13 sérotypes (vaccin PREVENAR13) ;
  • un vaccin 15-valent cible 15 sérotypes (vaccin VAXNEUVANCE) ;
  • un vaccin 20-valent cible 20 sérotypes (vaccin PREVENAR20).

Le passage au Prevenar 20 permet donc d'élargir la protection vaccinale à davantage de sérotypes.

Cette notion est importante car les sérotypes responsables des infections peuvent évoluer au fil du temps.

Une baisse importante des infections graves après l'arrivée de la vaccination

La vaccination contre le pneumocoque a eu un impact important sur les infections invasives chez les jeunes enfants.

Les données françaises ont montré une diminution marquée des infections invasives à pneumocoque chez les enfants de moins de 2 ans après la généralisation de la vaccination. Le ministère de la Santé indiquait notamment en 2017 que le nombre de ces infections avait été réduit de moitié chez l'enfant depuis l'introduction de la vaccination.

Les bénéfices ne se sont pas limités aux enfants vaccinés.

En réduisant la circulation de certains sérotypes de pneumocoque chez les jeunes enfants, la vaccination a également entraîné un effet indirect de protection chez d'autres catégories de population, notamment les adultes.

Pourquoi faut-il continuer à faire évoluer les vaccins ?

La baisse des infections n'a cependant pas été constante.

Après la diminution importante observée chez les jeunes enfants dans les années qui ont suivi la vaccination, les infections invasives ont recommencé à augmenter dans certaines périodes.

Une des raisons est liée au remplacement progressif de certains sérotypes.

Autrement dit, lorsque la vaccination réduit fortement les sérotypes qu'elle cible, d'autres sérotypes de pneumocoque, non couverts par le vaccin, peuvent prendre davantage de place.

Les données françaises montrent notamment qu'entre 2015 et 2019, la remontée des infections invasives était principalement liée à des sérotypes qui n'étaient pas inclus dans le vaccin PREVENAR puis PREVENAR13.

Après la baisse observée pendant les années de pandémie de Covid-19, les infections invasives à pneumocoque ont également fortement augmenté en 2022 et 2023. En 2024, leur incidence était supérieure à celle observée avant la pandémie.

Cette évolution explique notamment pourquoi les autorités sanitaires cherchent à disposer de vaccins couvrant davantage de sérotypes.

Prevenar 20 : qu'est-ce qui change pour les nourrissons ?

La nouvelle recommandation de la HAS fait désormais du VPC20, Prevenar 20, le vaccin de référence pour les nourrissons et les prématurés.

Pour un nourrisson débutant sa vaccination selon le calendrier habituel, le schéma recommandé est :

2 mois → 4 mois → 6 mois → rappel à 11 mois.

Il s'agit d'un schéma dit 3 + 1, avec trois doses de primovaccination puis une dose de rappel. Tous les nourrissons à terme recevront donc une dose supplémentaire à 6 mois. Les nouveaux-nés prématurés (moins de 37 SA), avaient déjà une dose de plus à 3 mois (schéma 2-3-4 puis 11 mois), ils auront donc le même nombre d'injections.

Le Prevenar 20 est également recommandé chez les enfants présentant certains facteurs de risque d'infection invasive à pneumocoque. Le calendrier peut alors dépendre de l'âge de l'enfant et des vaccinations déjà reçues.

Mon bébé a déjà reçu Prevenar 13 ou Vaxneuvance : faut-il recommencer ?

Non.

C'est une information rassurante pour les parents dont le bébé a déjà commencé sa vaccination avec un ancien vaccin.

La HAS prévoit que les nourrissons ayant commencé leur vaccination avec un vaccin pneumococcique conjugué 13-valent ou 15-valent poursuivent leur calendrier avec le Prevenar 20, sans recommencer les injections depuis le début.

2 mois4 mois6 mois11 mois
Prévenar20Prévenar20Prévenar20Prévenar20
Prévenar13 ou VaxneuvancePrévenar20Prévenar20Prévenar20
Prévenar13 ou Vaxneuvance Prévenar13 ou VaxneuvancePrévenar20Prévenar20
Prévenar13 ou VaxneuvancePrévenar13 ou VaxneuvancePrévenar13 ou VaxneuvancePrévenar20
Schéma des injections chez un nouveau-né à terme en fonction des doses reçues

2 mois3 mois4 mois6 mois11 mois
Prévenar20Prévenar20Prévenar20Prévenar20
Prévenar13 ou VaxneuvancePrévenar20Prévenar20Prévenar20
Prévenar13 ou VaxneuvancePrévenar13 ou VaxneuvancePrévenar20Prévenar20Prévenar20
Prévenar13 ou VaxneuvancePrévenar13 ou VaxneuvancePrévenar13 ou VaxneuvancePrévenar20Prévenar20
Schéma des injections chez un nouveau-né prématuré (< 37 SA)

Le médecin ou le professionnel de santé vérifie simplement les doses déjà réalisées et adapte la suite du calendrier.

Et pour les enfants à risque ?

La nouvelle stratégie concerne également les enfants présentant un risque accru d'infection invasive à pneumocoque.

Il peut notamment s'agir d'enfants souffrant de certaines maladies chroniques ou présentant une fragilité particulière du système immunitaire.

Pour ces enfants, le schéma vaccinal dépend de leur âge, de leur situation médicale et des vaccins pneumococciques déjà reçus.

Recommandations de l'HAS concernant le PREVENAR20

La vaccination doit donc être organisée avec le médecin ou le pédiatre, qui pourra déterminer précisément le nombre de doses nécessaires.

Pourquoi le Prevenar 20 est-il intéressant ?

L'objectif du Prevenar 20 est avant tout d'offrir une protection plus large contre les différents sérotypes de pneumocoque.

Il ne protège évidemment pas contre toutes les infections possibles et ne signifie pas qu'un enfant vacciné ne pourra jamais avoir une infection à pneumocoque.

En revanche, il permet de cibler davantage de sérotypes susceptibles de provoquer des infections graves.

L'évolution des vaccins correspond donc à une adaptation à l'évolution de la bactérie et des infections observées en France.

Les autres bactéries reponsables de méningites

Les vaccins meningocoques de enfant et adolescent

D'autres bactéries comme les pneumocoques et l'Haemophilue influenzae peuvent être responsables de méningites (voir aussi l'article : Méningite. Quand y penser ? Les méningites à Méningocoque, Pneumocoque, les méningites virales …).

Ce qu'il faut retenir pour les parents

La vaccination contre le pneumocoque a une histoire déjà longue en France.

2003 : vaccination recommandée chez les enfants de moins de 2 ans présentant un risque particulier.

Juin 2006 : recommandation étendue à l'ensemble des enfants de moins de 2 ans.

1er janvier 2018 : vaccination contre le pneumocoque rendue obligatoire pour les enfants nés à partir de cette date.

2026 : la HAS recommande désormais le Prevenar 20 chez les nourrissons et les enfants à risque, afin d'élargir la protection à davantage de sérotypes.

Depuis la généralisation de la vaccination, les infections graves à pneumocoque ont fortement diminué chez les jeunes enfants, même si leur évolution au cours des dernières années montre l'importance de continuer à surveiller les sérotypes responsables des infections.

Pour les parents, le message essentiel est donc simple : le Prevenar 20 s'inscrit dans la continuité de la vaccination contre le pneumocoque, avec une protection désormais élargie à davantage de sérotypes.

Il n'est par contre pas encore remboursé officiellement à ce jour. Certaines Caisses d'assurance maladie ou mutuelles peuvent le prendre en charge.

En cas de doute sur le calendrier de votre enfant, notamment s'il a commencé sa vaccination avec Prevenar 13 ou Vaxneuvance, il est conseillé de demander conseil à son médecin, son pédiatre ou son pharmacien.

FAQ – Prevenar 20 chez le nourrisson

FAQ «Foire aux questions sur les vaccins» en français

Qu'est-ce qu'un sérotype de pneumocoque ?


Un sérotype correspond à une variété différente de pneumocoque, présentant des caractéristiques antigéniques propres. Un même vaccin peut donc protéger contre plusieurs sérotypes.

Depuis quand les bébés sont-ils vaccinés contre le pneumocoque ?


La vaccination a été introduite en France en 2003 pour les enfants de moins de 2 ans à risque, puis recommandée pour tous les enfants de moins de 2 ans à partir de juin 2006.

Depuis quand cette vaccination est-elle obligatoire ?


Elle est obligatoire pour les enfants nés à partir du 1er janvier 2018.

La vaccination a-t-elle permis de réduire les infections graves ?


Oui. La généralisation de la vaccination a été suivie d'une forte diminution des infections invasives à pneumocoque chez les jeunes enfants. Cette baisse a également bénéficié à d'autres populations grâce à l'effet indirect de la vaccination.

Pourquoi utiliser maintenant Prevenar 20 ?


Parce que ce vaccin cible 20 sérotypes de pneumocoque, contre 13 pour le Prevenar13 et 15 pour le Vaxneuvance. Il permet donc d'élargir la protection vaccinale.

Mon bébé a commencé avec Prevenar 13 ou le Vaxneuvance. Doit-il recommencer ?


Non. La nouvelle stratégie prévoit la possibilité de poursuivre la vaccination avec Prevenar 20. Vous pouvez vous référer aux tableaux ci-dessus.

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Sources :

  1. Haute Autorité de Santé. Révision de la stratégie de vaccination contre les infections invasives à pneumocoques : place des vaccins à haute valence PREVENAR 20 chez les nourrissons, les enfants et les adultes, et CAPVAXIVE chez les adultes. 2026.
  2. InfoVac. Bulletin n°8 – Août 2026. 29 août 2026.
  3. Vaccination Info Service. Infections à pneumocoques. Mise à jour 2 janvier 2026.
  4. Vaccination Info Service. Infections à pneumocoques. Données épidémiologiques et recommandations vaccinales. Mise à jour 3 juin 2026.
  5. Santé publique France. Seize années de surveillance des infections invasives bactériennes en France (1991-2006) à travers le réseau EPIBAC.
  6. Ministère des Solidarités et de la Santé. À partir de 2018, les enfants de moins de deux ans devront être vaccinés contre 11 maladies. 2017.
  7. Ministère de la Santé. Guide des vaccinations – Édition 2008. Vaccination contre les infections invasives à pneumocoque.
  8. R. Cohen et coll., Les infections à pneumocoque chez l'enfant en 2025, Journal de Pédiatrie et de puériculture, Déc. 2024 (5).

Auteur :
Dr Rondeleux EmmanuelleDr Emmanuelle RONDELEUX
Pédiatre, Allergologue, Homéopathe
Directrice médicale de l'Application May Santé
Participe aux réponses d'experts dans le magasine Parents

Date de publication: 13 septembre 2026
Dernière révision de l'article : 15 septembre 2026

 

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Incendies en Gironde : comment protéger efficacement les enfants et les personnes fragiles ?

Les incendies qui touchent régulièrement la Gironde et les Landes ne représentent pas seulement une menace pour les habitations et les forêts. Les fumées générées par ces feux peuvent dégrader fortement la qualité de l’air et avoir des conséquences sur la santé, en particulier chez les jeunes enfants, les femmes enceintes, les personnes âgées et celles souffrant de maladies respiratoires ou cardiovasculaires.

Selon l’Agence régionale de santé (ARS) Nouvelle-Aquitaine, l’exposition aux fumées de feux de forêt peut provoquer une irritation des yeux et des voies respiratoires, aggraver l’asthme ou certaines maladies cardiaques, et entraîner des difficultés respiratoires chez les personnes les plus vulnérables.

Pour les familles, il est essentiel d’adopter les bons réflexes dès que les fumées deviennent visibles ou que les autorités signalent une dégradation de la qualité de l’air.

Pourquoi les fumées des incendies sont-elles dangereuses ?

Les fumées d’incendie contiennent un mélange complexe de particules fines (PM2,5), de gaz irritants et d’autres substances issues de la combustion de la végétation et parfois de matériaux divers.

Les particules fines sont particulièrement préoccupantes car elles pénètrent profondément dans les poumons et peuvent passer dans la circulation sanguine.

Les symptômes les plus fréquents sont :

  • irritation des yeux, du nez et de la gorge ;
  • toux ;
  • essoufflement ;
  • maux de tête ;
  • fatigue inhabituelle.

Chez un enfant asthmatique, une augmentation des symptômes peut survenir rapidement. Les nourrissons et les jeunes enfants respirent plus vite que les adultes, ce qui augmente leur exposition aux polluants.

Les recommandations essentielles de l’ARS Nouvelle-Aquitaine

L’ARS recommande plusieurs mesures simples mais efficaces pour limiter l’exposition aux fumées.

Restez informé de la qualité de l’air

Avant toute activité extérieure, il est conseillé de consulter les informations actualisées sur la qualité de l’air.

Le suivi en direct est disponible sur le site d’Atmo Nouvelle-Aquitaine :

https://www.atmo-nouvelleaquitaine.org/actualite/incendies-en-gironde-et-dans-les-landes-suivi-de-la-qualite-de-lair

Ces données permettent d’adapter les sorties des enfants et les activités sportives.

Limitez les activités physiques en extérieur

Lorsque la fumée est présente, il est préférable de :

  • éviter les promenades prolongées ;
  • reporter les activités sportives ;
  • limiter les jeux extérieurs des enfants.

L’effort physique augmente la quantité d’air inhalée et donc l’exposition aux particules.

Gardez les fenêtres fermées lorsque la fumée est dense

En cas d’épisode de fumée important :

  • fermez les fenêtres et les portes ;
  • évitez d’aérer pendant les périodes où la fumée est la plus intense ;
  • utilisez si possible une pièce moins exposée aux infiltrations d’air extérieur.

Dès que la qualité de l’air s’améliore, une aération du logement est recommandée.

Le masque FFP2 : qui devrait le porter ?

Le masque FFP2 est actuellement le masque le plus efficace pour filtrer les particules fines présentes dans les fumées d’incendie.

Il est particulièrement conseillé pour :

  • les femmes enceintes ;
  • les personnes atteintes de maladies cardiovasculaires ;
  • les jeunes enfants lorsqu’un masque adapté à leur morphologie peut être porté correctement.

En revanche, un FFP2 est souvent difficile à utiliser chez les très jeunes enfants (notamment les moins de 2 ans) et ne doit jamais être imposé s’il gêne la respiration.

Pour être efficace, le masque doit être bien ajusté sur le visage.

Il est important de le remplacer :

  • dès qu’il devient humide ;
  • lorsqu’il est sale ;
  • lorsqu’il devient plus difficile de respirer à travers le filtre ;
  • et au plus tard après une journée d’utilisation, soit environ 8 heures d’utilisation cumulée.

Un masque saturé perd une partie de son efficacité.

Les personnes à surveiller en priorité

Certaines personnes doivent être particulièrement vigilantes :

  • nourrissons ;
  • enfants de moins de 5 ans ;
  • femmes enceintes ;
  • personnes âgées ;
  • patients asthmatiques ;
  • personnes souffrant de bronchite chronique ou de BPCO ;
  • personnes ayant une maladie cardiovasculaire.

En cas de toux importante, de gêne respiratoire, de douleur thoracique ou d’aggravation d’une maladie chronique, il est recommandé de consulter rapidement un professionnel de santé.

Que faire si votre enfant est asthmatique ?

Les épisodes de fumée peuvent déclencher ou aggraver une crise d’asthme.

Les parents doivent vérifier que :

  • le traitement de fond est bien poursuivi ;
  • le bronchodilatateur de secours est disponible ;
  • le plan d’action de l’asthme est connu.

Si l’enfant présente un essoufflement inhabituel, des sifflements respiratoires ou une difficulté à parler, une consultation urgente est nécessaire.

Préparer un kit d’urgence de 72 heures

En période de risque d’incendie, les autorités recommandent de préparer un kit d’urgence permettant de tenir de manière autonome pendant au moins 72 heures.

Bordeaux Métropole recommande de conserver ce kit dans un endroit facilement accessible et d’en vérifier régulièrement le contenu.

Kit d'urgence 72 heures

Le contenu conseillé du kit d’urgence

Le kit devrait comprendre :

  • une radio à piles avec des piles de rechange ;
  • une trousse de premiers secours (pansements, compresses, antiseptique, etc.) ;
  • des outils de base (couteau multifonctions, ouvre-boîte) ;
  • des aliments non périssables ne nécessitant pas de cuisson (conserves, petits pots pour bébé, nourriture pour animaux) ;
  • des vêtements chauds ;
  • une couverture de survie ;
  • une lampe de poche avec des piles de rechange ;
  • des bougies ;
  • un briquet ou des allumettes ;
  • un chargeur de téléphone portable ;
  • une paire de lunettes de secours si nécessaire ;
  • les médicaments habituels et quelques médicaments de base ;
  • de l’argent liquide ;
  • une réserve d’eau potable ;
  • des photocopies des documents importants (pièces d’identité, ordonnances, assurances) conservées dans une pochette étanche ;
  • un double des clés du logement et du véhicule ;
  • des jeux ou activités pour occuper les enfants.

Il est recommandé de vérifier ce kit une fois par an, notamment les dates de péremption des médicaments et des aliments ainsi que l’état des piles.

(Source : Bordeaux Métropole – Kit d’urgence 72 h)

Les bons réflexes en cas d’ordre d’évacuation

Si les autorités demandent une évacuation :

  • partez sans attendre ;
  • emportez votre kit d’urgence ;
  • prenez les traitements médicaux indispensables ;
  • gardez les enfants près de vous ;
  • suivez uniquement les itinéraires indiqués par les autorités.

Le retour au domicile ne doit se faire qu’après autorisation.

Un message rassurant pour les parents

La majorité des enfants exposés ponctuellement aux fumées ne développera pas de complication grave.

Le risque dépend principalement de l’intensité des fumées, de la durée d’exposition et de l’existence d’une maladie préexistante.

Les mesures les plus efficaces restent :

  • limiter l’exposition ;
  • surveiller les symptômes ;
  • utiliser un masque FFP2 pour les personnes les plus fragiles ;
  • rester informé de l’évolution de la qualité de l’air.

En anticipant avec un kit d’urgence et en appliquant les recommandations sanitaires, les familles peuvent réduire significativement les risques liés aux incendies en Gironde.

📚 Bibliographie

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Sources :

  1. Agence régionale de santé Nouvelle-Aquitaine. Feux de forêts - Impact sanitaire et recommandations.
  2. Atmo Nouvelle-Aquitaine. Incendies en Gironde et dans les Landes : suivi de la qualité de l’air.
  3. Bordeaux Métropole. Kit d’urgence 72 h – recommandations de préparation.

Auteur :
Dr Rondeleux EmmanuelleDr Emmanuelle RONDELEUX
Pédiatre, Allergologue, Homéopathe
Directrice médicale de l'Application May Santé
Participe aux réponses d'experts dans le magasine Parents

Date de publication: 31 juillet 2026
Dernière révision de l'article : 31 juillet 2026

 

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Vaccin varicelle chez l’enfant : faut-il vacciner son bébé ?

La question du vaccin varicelle chez l’enfant revient fréquemment en consultation de pédiatrie. Souvent considérée comme une maladie infantile banale, la varicelle reste pourtant responsable de complications parfois sévères chez le jeune enfant.

Alors, faut-il vacciner son enfant ? À quel âge ? Mon bébé est-il protéger s'il a attraper la varicelle avant 12 mois ?


La varicelle chez l’enfant : une maladie fréquente en France

La varicelle est provoquée par le virus varicelle-zona (VZV). Très contagieuse, elle se transmet facilement à la crèche, à l’école ou au sein de la fratrie.

La varicelle chez l'enfant

Chez l’enfant, les symptômes sont généralement :

En France, près de 700 000 cas de varicelle sont observés chaque année, principalement chez les enfants de moins de 10 ans (3).

Même si l’évolution est le plus souvent bénigne, la maladie n’est pas toujours sans conséquence.


Pourquoi parler du vaccin varicelle chez l’enfant ?

Une maladie souvent bénigne… mais pas toujours

Même si la varicelle guérit généralement sans séquelle, elle n’est pas anodine.

Chaque année en France, on recense environ (3) :

Les complications les plus fréquentes sont :

Les nourrissons, les adolescents, les adultes, les femmes enceintes et les personnes immunodéprimées sont particulièrement à risque de formes sévères.

L'intérêt du vaccin varicelle chez l’enfant

Le vaccin varicelle chez l’enfant a pour objectif principal de prévenir de ces formes compliquées et des hospitalisations. Il est déjà recommandé dans de nombreux pays en Europe et dans le monde. Aussi suscite-t-il aujourd’hui un intérêt croissant.


À quel âge proposer le vaccin varicelle chez l’enfant ?

Le vaccin varicelle chez l’enfant peut être administré à partir de 12 mois.

Vaccin de l'enfant

Le schéma vaccinal repose habituellement sur :

Deux doses assurent une excellente protection, notamment contre les formes graves.

Les études montrent une efficacité très élevée :

Même en cas de varicelle après vaccination, la maladie est souvent beaucoup plus légère.


La France va-t-elle vacciner tous les nourrissons ?

La question du vaccin varicelle chez l’enfant fait actuellement l’objet d’une réflexion nationale.

La Haute Autorité de Santé a publié une note de cadrage concernant la vaccination des nourrissons à partir de 12 mois.


Cas particulier : faut-il vacciner un enfant qui a eu la varicelle avant 12 mois ?

C’est un point très important.

Lorsqu’un nourrisson contracte la varicelle avant l’âge de 1 an, son système immunitaire encore immature peut développer une protection incomplète.

De plus, il est encore protégé par les anticorps qui proviennent de sa mère, si celle-ci a déjà contracté la varicelle antérieurement. Si cela lui permet de faire une forme de varicelle plus atténuée cela va aussi diminuer sa réponse immunitaire à la maladie.

Autrement dit, une varicelle précoce ne garantit pas une immunité définitive.

Dans ce contexte, le vaccin varicelle chez l’enfant va permettre de :

Tout particulièrement chez les bébés ayant eu la maladie avant 6 à 9 mois.

C’est pourquoi ce sujet mérite toujours une discussion avec son pédiatre.


Vaccin varicelle chez l’enfant et risque de zona

Après la varicelle, le virus reste latent dans l’organisme.

Plus tard, il peut se réactiver sous forme de zona.

Le vaccin varicelle chez l’enfant après 12 mois peut contribuer à consolider la réponse immunitaire et potentiellement limiter ce risque.

C’est pourquoi ce sujet mérite toujours une discussion avec le pédiatre.

Quelles sont les indications actuelles du vaccin contre la varicelle en France ?

À ce jour, le vaccin contre la varicelle n’est pas recommandé de façon systématique chez tous les nourrissons en France, contrairement à d’autres pays européens.

Selon le dernier calendrier vaccinal français, la vaccination est actuellement recommandée uniquement dans certaines situations ciblées chez les personnes non immunisées :


Que doit retenir en tant que parents ?

Le vaccin varicelle chez l’enfant représente aujourd’hui une stratégie préventive importante, car la varicelle n'est pas toujours bénigne. Elle est notamment responsable encore de nos jours de nombreuses hospitalisations. De nombreux infectiologues, notamment le site infovac, le recommande en cas de varicelle précoce, avant 12 mois. Malgré cela, le vaccin contre la varicelle n'est pas encore recommandé en France de façon généralisée contrairement à de nombreux autres pays. Mais il pourrait le devenir dans les prochaines années. Il n'est pas remboursé en dehors des indications du calendrier vaccinal.


Les Questions

Le vaccin varicelle chez l’enfant est-il obligatoire ?

Non, il n’est pas actuellement obligatoire en France, mais les recommandations pourraient évoluer.

Peut-on vacciner un enfant qui a déjà eu la varicelle ?

Oui, si la varicelle est survenue avant 12 mois. On vaccine alors dès l'âge de 12 mois. Le nombre de dose nécessaire , une ou deux, fait par contre débat.

Le vaccin protège-t-il contre le zona ?

Il réduit le risque de réactivation ultérieure du virus.

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Sources :

Auteur :
Dr Rondeleux EmmanuelleDr Emmanuelle RONDELEUX
Pédiatre, Allergologue, Homéopathe
Directrice médicale de l'Application May Santé
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Date de publication: 30 avril 2026
Dernière révision de l'article : 30 avril 2026

 

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Les vaccins contre les méningocoques chez l’enfant : recommandations 2026

Les méningites chez l'enfant : quels vaccins contre les méningocoques ? Quel est le calendrier vaccinal en France ? Dois-je vacciner mon enfant en cas de séjour en Angleterre ?

Épidémie en Angleterre : un signal d’alerte en Europe

Depuis le début de l’année 2026, une recrudescence de cas de méningite à méningocoque B a été signalée en Angleterre, notamment chez les adolescents et les jeunes adultes. Cette situation a conduit les autorités sanitaires britanniques à lancer une campagne ciblée d'administration des vaccins contre les méningocoques B.

En France, Santé publique France rappelle que ces infections restent rares mais graves, et souligne l’importance de la vaccination pour éviter des formes sévères, parfois mortelles.

Méningite à méningocoque : une maladie rare mais grave

Les infections invasives à méningocoque peuvent provoquer :

Leur évolution est souvent très rapide, parfois en quelques heures, avec un risque de décès ou de séquelles lourdes (handicap neurologique, amputations).

La transmission se fait par les voies respiratoires, par la toux ou les éternuements par exemple, lors de contacts rapprochés (moins d'un mètre en face à face) dans la famille, la crèche, les écoles.

Quels sont les principaux méningocoques ?

On distingue plusieurs méningocoques différents. On les appelle des sérogroupes. Parmi les plus fréquents en France, on trouve le :

La vaccination permet aujourd’hui de protéger efficacement contre ces formes.

📊 Le calendrier vaccinal : les vaccins contre les méningocoques en France

👶 De 0 à 2 ans (nourrisson)

Objectif : une protection précoce contre les formes graves à une période très vulnérable

Vaccins contre les méningocoques B (Bexsero®):

Vaccin méningocoques- Calendrier vaccinal

Vaccins contre les méningocoques ACWY :

👉 À cet âge, le risque est maximal, d’où l’importance de respecter au mieux le calendrier. Toute fois le calendrier actuel comportant 3 vaccinations à 12 mois il est possible de différer un des 2 vaccins au 13° mois. 

Ces vaccins sont obligatoires pour tous les enfants nés à partir du 01 janvier 2023 depuis le 27 avril 2026 (Nouveau calendrier vaccinal 2026).

Lien : Calendrier vaccinal 2026

🧒Les vaccins contre les méningocoques chez l'enfant (2 à 5 ans)

Objectif : rattrapage si nécessaire

👉 En cas de doute : consulter le médecin pour une mise à jour. Les vaccins seront remboursés dans ce cas.

🧑‍🎓Les vaccins contre les méningocoques chez l'adolescents (11 à 14 ans)

Objectif : protéger une population à risque et limiter la transmission

👉 Cette tranche d’âge est particulièrement concernée (vie en collectivité, internats, soirées…).

🎯Les vaccins contre les méningocoques chez les jeunes adultes (15 à 24 ans)

🦠 Les autres microbes responsables de méningites

Prevenar 20 nourrisson

D'autres bactéries comme les pneumocoques et l'Haemophilue influenzae peuvent être responsables de méningites (voir aussi l'article : Méningite. Quand y penser ? Les méningites à Méningocoque, Pneumocoque, les méningites virales …). Depuis juillet 2026, l'HAS recommande de faire le vaccin PREVENAR20 pour mieux protéger contre les pneumocoques différents (voir l'article : Prevenar 20 chez le nourrisson et l’enfant à risque : ce que changent les recommandations 2026).

💡Quels sont les signes qui peuvent évoquer une méningite

👉 En cas de doute : appelez immédiatement les urgences.

Voir notre article : Méningite. Quand y penser ?

Pourquoi vacciner contre les méningites son enfant ?

Une maladie imprévisible

Un enfant en parfaite santé peut être touché sans signe précurseur.

Une évolution fulgurante

L’état peut s’aggraver en quelques heures.

Une protection collective

La vaccination réduit la circulation de la bactérie dans la population.

Focus : le méningocoque B chez les nourrissons

Le méningocoque B est aujourd’hui responsable d’une grande partie des cas chez les jeunes enfants.

Les experts insistent sur :

Adolescents : pourquoi ne pas négliger les vaccins contre les méningocoques ?

Les adolescents sont souvent porteurs de la bactérie sans le savoir.

Ils jouent un rôle clé dans la transmission, notamment :

L’épidémie récente en Angleterre illustre ce phénomène.

🧾Les questions fréquentes des parents

Les vaccins sont-ils sûrs ?

Oui. Les effets secondaires sont généralement bénins :

Le vaccin protège t-il efficacement contre la maladie ?

Si mon enfant doit partir en Angleterre , faut-il que je le vaccine ?

Non, à ce jour, l’épidémie anglais reste localisée, à un groupe d’étudiants fréquentant une université à Canterbury et certains lieux de vie dans le Kent. Il n'y a pas d'indication à vacciner en cas de voyage en Angleterre d'autant qu'il faut au moins 2 injections de vaccin contre la méningite à méningocoques B pour que celle -ci soit efficace.

Par contre, il est conseiller de vacciner votre enfant et adolescent selon les recommandations française et de mettre à jour son calendrier vaccinal comme pour tout voyage.

Voir également l'article : La trousse de voyage

Cela reste à discuter par contre si votre enfant ou adolescent va séjourner dans la zone d'épidémie ou dans un contexte d'étudiant avec vie en collectivité.

Peut-on vacciner en retard ?

Il vaut mieux respecter les âges de vaccination cités plus haut mais un rattrapage est possible jusqu’à 5 ans pour les jeunes enfants et jusqu’à 24 ans pour les adolescents. La vaccination de 5 à 11 ans pour les méningocoques A,C ,W et Y et 5 à 14 ans pour les méningocoques B et après 24 ans n’est pas recommandée car les risques de développer une méningites sont moins importants. 

Est-ce obligatoire ?

Certaines vaccinations sont obligatoires ou fortement recommandées selon l’âge.

Faut-il vacciner même sans épidémie ?

Oui. La vaccination protège avant l’exposition au risque.

Situation en France : faut-il s’inquiéter ?

À ce stade, aucun signal majeur d’épidémie comparable à celle du Royaume-Uni n’a été identifié.

Cependant, Santé publique France insiste sur :

Conseils pratiques aux parents

Conclusion

La méningite à méningocoque reste une maladie rare mais redoutable. Grâce aux vaccins, il est aujourd’hui possible de protéger efficacement les enfants dès leur plus jeune âge.

Dans un contexte européen marqué par une recrudescence de cas, notamment en Angleterre, la vaccination reste plus que jamais un outil essentiel de prévention.

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Sources :

  1. Le calendrier des vaccinations- Mise à jour du 28/04/25
  2. Calendrier des vaccinations et recommandations 2025
  3. Bulletin Infovac Mai 2025
  4. Infovac. Bulletin n°3 bis – mars 2026.
  5. Infovac. Recommandations actualisées sur la vaccination contre les méningocoques chez l’enfant.
  6. Santé publique France. Infections invasives à méningocoque : données et surveillance.
  7. Santé publique France. Recommandations vaccinales contre les méningocoques (fiche mémo).
  8. Santé publique France. Vaccination contre les infections à méningocoque B : repères pour la pratique.
  9. Santé publique France. Méningites et septicémies à méningocoque : les 5 bonnes raisons de se faire vacciner (15–24 ans).
  10. Santé publique France. Infections invasives à méningocoque : un nombre de cas élevé en janvier et février 2025.
  11. Haute Autorité de Santé. Stratégie de vaccination contre les infections invasives à méningocoques.
  12. Vaccination Info Service. La vaccination au cours de la vie : nourrissons et enfants.
  13. Auteur :
    Dr Rondeleux EmmanuelleDr Emmanuelle RONDELEUX
    Pédiatre, Allergologue, Homéopathe
    Directrice médicale de l'Application May Santé
    Participe aux réponses d'experts dans le magasine Parents

    Date de publication: 22 avril 2026
    Dernière révision de l'article : 14 septembre 2026

 

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🍼 Rappels des laits en France : ce que les parents doivent savoir

Depuis fin décembre  2025 - début  2026, plusieurs rappels et retraits de lots de laits infantiles ont été déclenchés en France, mobilisant les autorités sanitaires et suscitant des inquiétudes chez les parents. Voici un décryptage clair de ces rappels des laits à partir des recommandations gouvernementales et des sociétés savantes de pédiatrie.


📌 Une alerte sanitaire internationale

Les autorités sanitaires françaises ont été alertées fin décembre 2025 par des notifications européennes concernant la présence potentielle d’une toxine appelée céréulide dans certaines préparations pour nourrissons. Cette toxine est produite par certaines bactéries (comme Bacillus cereus) et peut provoquer chez les nourrissons des troubles digestifs tels que des vomissements ou de la diarrhée

Suite à ces informations, plusieurs fabricants de laits infantiles (dont Nestlé, Lactalis, Danone et d’autres) ont procédé à des retraits et rappels volontaires de lots commercialisés en France et ailleurs en Europe. 


📢 Le DGS-Urgent du 23 janvier 2026 : les principaux points

La Direction générale de la Santé (DGS) a émis un bulletin DGS-Urgent n°2026-01 le 23 janvier 2026 pour informer les professionnels de santé et le public. Voici les informations essentielles : 

🧾 1. Alerte et produits concernés

👶 2. Ce qu’il faut faire si votre enfant consomme du lait infantile 1er, 2° ou 3° âge

🩺 3. Les signes cliniques à surveiller

Aucun lien scientifique direct n'est établi actuellement entre la consommation des laits rappelés et des maladies ou décès, même si des investigations sont en cours. 

Toutefois, en cas de symptômes évocateurs d’intoxication alimentaire :

dans les 1 à 12 heures suivant l'ingestion du lait contaminé.

Consultez un médecin et de déclarer la situation aux autorités sanitaires sur les canaux appropriés (ARS, portail SignalConso). 

Gardez les boites concernées, notez leur numéro de lot et les rapporter en pharmacie, en magasin ou suivre la procédure indiquée par le fabricant pour les renvoyer ou se faire rembourser.

Le traitement est celui d'une gastro-entérite aiguë (voir l'article : Que faire en cas de vomissement(s) ou de diarrhée) :

Donnez une solution de réhydratation fraiche  (SRO), en petites quantités répétées (10–15 mL toutes les 10–15 minutes), même en cas de vomissements.

🚨 Consultez en urgence :


📉 Les nouveaux rappels après ajustement des normes

La France anticipant les recommandations européennes en matière de sécurité alimentaire concernant la présence de céréulide abaisse le seuil maximum toléré pour cette toxine à environ 0,014 µg/kg de poids corporel afin de renforcer la protection des nourrissons. 

Cette révision de seuil a immédiatement entraîné de nouveaux rappels de lots par des marques, même lorsqu’ils étaient conformes à l’ancienne norme. 


📝 En résumé : conseils pratiques

✔️ Vérifier immédiatement si vous possédez des produits figurant sur la liste officielle des lots rappelés.
✔️ Arrêter l’utilisation de tout lait concerné.
✔️ Surveiller l’apparition de symptômes chez le nourrisson.
✔️ En cas de doute ou de symptômes, consulter un professionnel de santé.
✔️ Signaler toute intoxication suspectée via les plateformes officielles (ARS, SignalConso).

La liste de rappel des laits incriminés

Des laits de substitution

La Société Française de pédiatrie liste les laits pouvant être utilisés en substitution sur ce lien :

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Sources :

  1. DGS-Urgent du 31/01/26
  2. DGS-Urgent du 23/01/26
  3. Communiqué de presse interministériel du 22 janvier 2026
  4. Recommandations et conseils pour les parents de la Société Française de Pédiatrie
  5. Auteur :
    Dr Rondeleux EmmanuelleDr Emmanuelle RONDELEUX
    Pédiatre, Allergologue, Homéopathe
    Directrice médicale de l'Application May Santé
    Participe aux réponses d'experts dans le magasine Parents

    Date de publication: 5 février 2026
    Dernière révision de l'article : 5 février 2026

 

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