Les vaccins contre les méningocoques chez l’enfant : recommandations 2026

Les méningites chez l'enfant : quels vaccins contre les méningocoques ? Quel est le calendrier vaccinal en France ? Dois-je vacciner mon enfant en cas de séjour en Angleterre ?

Épidémie en Angleterre : un signal d’alerte en Europe

Depuis le début de l’année 2026, une recrudescence de cas de méningite à méningocoque B a été signalée en Angleterre, notamment chez les adolescents et les jeunes adultes. Cette situation a conduit les autorités sanitaires britanniques à lancer une campagne ciblée d'administration des vaccins contre les méningocoques B.

En France, Santé publique France rappelle que ces infections restent rares mais graves, et souligne l’importance de la vaccination pour éviter des formes sévères, parfois mortelles.

Méningite à méningocoque : une maladie rare mais grave

Les infections invasives à méningocoque peuvent provoquer :

  • une méningite (infection des membranes du cerveau),
  • une septicémie (infection généralisée du sang).

Leur évolution est souvent très rapide, parfois en quelques heures, avec un risque de décès ou de séquelles lourdes (handicap neurologique, amputations).

La transmission se fait par les voies respiratoires, par la toux ou les éternuements par exemple, lors de contacts rapprochés (moins d'un mètre en face à face) dans la famille, la crèche, les écoles.

Quels sont les principaux méningocoques ?

On distingue plusieurs méningocoques différents. On les appelle des sérogroupes. Parmi les plus fréquents en France, on trouve le :

  • B (le plus fréquent chez les nourrissons),
  • C,
  • W,
  • et Y.

La vaccination permet aujourd’hui de protéger efficacement contre ces formes.

📊 Le calendrier vaccinal : les vaccins contre les méningocoques en France

👶 De 0 à 2 ans (nourrisson)

Objectif : une protection précoce contre les formes graves à une période très vulnérable

Vaccins contre les méningocoques B (Bexsero®):

Vaccin méningocoques- Calendrier vaccinal
  • 1ère dose à 2 mois
  • 2e dose à 4 mois
  • Rappel à 12 mois

Vaccins contre les méningocoques ACWY :

  • 1ère dose : 5 mois (Nimenrix®)
  • Rappel à 12 mois (Nimenrix® ou Menquadfi®)

👉 À cet âge, le risque est maximal, d’où l’importance de respecter au mieux le calendrier. Toute fois le calendrier actuel comportant 3 vaccinations à 12 mois il est possible de différer un des 2 vaccins au 13° mois. 

Ces vaccins sont obligatoires pour tous les enfants nés à partir du 01 janvier 2024

Lien : Calendrier vaccinal 2025

🧒Les vaccins contre les méningocoques chez l'enfant (2 à 5 ans)

Objectif : rattrapage si nécessaire

  • Vérifier que :
    • la vaccination contre les méningocoques B est complète
    • le vaccin contre les méningocoques ACWY a bien été réalisée

👉 En cas de doute : consulter le médecin pour une mise à jour. Les vaccins seront remboursés dans ce cas.

🧑‍🎓Les vaccins contre les méningocoques chez l'adolescents (11 à 14 ans)

Objectif : protéger une population à risque et limiter la transmission

  • 1 dose de vaccin ACWY recommandée (Menquadfi®, Menveo® ou Nimenrix® )
  • Rattrapage possible jusqu’à 24 ans

👉 Cette tranche d’âge est particulièrement concernée (vie en collectivité, internats, soirées…).

🎯Les vaccins contre les méningocoques chez les jeunes adultes (15 à 24 ans)

  • Rattrapage vaccinal ACWY, si non fait entre 11 et 14 ans, fortement recommandé
  • Vaccination contre les méningocoques B (Bexsero® ou Trumenba®) conseillée et remboursée
  • Particulièrement important avant :
    • l'entrée à l’université
    • vie en résidence étudiante
    • voyages

💡Quels sont les signes qui peuvent évoquer une méningite

  • fièvre élevée brutale
  • somnolence inhabituelle
  • raideur de la nuque
  • vomissements
  • taches violacées sur la peau (purpura)

👉 En cas de doute : appelez immédiatement les urgences.

Voir notre article : Méningite. Quand y penser ?

Pourquoi vacciner contre les méningites son enfant ?

Une maladie imprévisible

Un enfant en parfaite santé peut être touché sans signe précurseur.

Une évolution fulgurante

L’état peut s’aggraver en quelques heures.

Une protection collective

La vaccination réduit la circulation de la bactérie dans la population.

Focus : le méningocoque B chez les nourrissons

Le méningocoque B est aujourd’hui responsable d’une grande partie des cas chez les jeunes enfants.

Les experts insistent sur :

  • une vaccination dès 2 mois,
  • un respect rigoureux des rappels,
  • une surveillance attentive des symptômes.

Adolescents : pourquoi ne pas négliger les vaccins contre les méningocoques ?

Les adolescents sont souvent porteurs de la bactérie sans le savoir.

Ils jouent un rôle clé dans la transmission, notamment :

  • en milieu scolaire,
  • en soirées,
  • en colocation.

L’épidémie récente en Angleterre illustre ce phénomène.

🧾Les questions fréquentes des parents

Les vaccins sont-ils sûrs ?

Oui. Les effets secondaires sont généralement bénins :

  • douleur au point d’injection
  • fièvre passagère

Le vaccin protège t-il efficacement contre la maladie ?

Si mon enfant doit partir en Angleterre , faut-il que je le vaccine ?

Non, à ce jour, l’épidémie anglais reste localisée, à un groupe d’étudiants fréquentant une université à Canterbury et certains lieux de vie dans le Kent. Il n'y a pas d'indication à vacciner en cas de voyage en Angleterre d'autant qu'il faut au moins 2 injections de vaccin contre la méningite à méningocoques B pour que celle -ci soit efficace.

Par contre, il est conseiller de vacciner votre enfant et adolescent selon les recommandations française et de mettre à jour son calendrier vaccinal comme pour tout voyage.

Voir également l'article : La trousse de voyage

Cela reste à discuter par contre si votre enfant ou adolescent va séjourner dans la zone d'épidémie ou dans un contexte d'étudiant avec vie en collectivité.

Peut-on vacciner en retard ?

Il vaut mieux respecter les âges de vaccination cités plus haut mais un rattrapage est possible jusqu’à 5 ans pour les jeunes enfants et jusqu’à 24 ans pour les adolescents. La vaccination de 5 à 11 ans pour les méningocoques A,C ,W et Y et 5 à 14 ans pour les méningocoques B et après 24 ans n’est pas recommandée car les risques de développer une méningites sont moins importants. 

Est-ce obligatoire ?

Certaines vaccinations sont obligatoires ou fortement recommandées selon l’âge.

Faut-il vacciner même sans épidémie ?

Oui. La vaccination protège avant l’exposition au risque.

Situation en France : faut-il s’inquiéter ?

À ce stade, aucun signal majeur d’épidémie comparable à celle du Royaume-Uni n’a été identifié.

Cependant, Santé publique France insiste sur :

  • la surveillance continue des cas,
  • l’importance de maintenir une couverture vaccinale élevée.

Conseils pratiques aux parents

  • Vérifiez régulièrement le carnet de santé
  • Respectez les rendez-vous vaccinaux
  • N’hésitez pas à poser des questions à votre médecin
  • Soyez attentif aux symptômes inhabituels

Conclusion

La méningite à méningocoque reste une maladie rare mais redoutable. Grâce aux vaccins, il est aujourd’hui possible de protéger efficacement les enfants dès leur plus jeune âge.

Dans un contexte européen marqué par une recrudescence de cas, notamment en Angleterre, la vaccination reste plus que jamais un outil essentiel de prévention.

Si vous appréciez cet article, peut-être trouverez-vous d'autres sujets d'intérêt dans le chapitre :

 

Sources :

  1. Le calendrier des vaccinations- Mise à jour du 28/04/25
  2. Calendrier des vaccinations et recommandations 2025
  3. Bulletin Infovac Mai 2025
  4. Infovac. Bulletin n°3 bis – mars 2026.
  5. Infovac. Recommandations actualisées sur la vaccination contre les méningocoques chez l’enfant.
  6. Santé publique France. Infections invasives à méningocoque : données et surveillance.
  7. Santé publique France. Recommandations vaccinales contre les méningocoques (fiche mémo).
  8. Santé publique France. Vaccination contre les infections à méningocoque B : repères pour la pratique.
  9. Santé publique France. Méningites et septicémies à méningocoque : les 5 bonnes raisons de se faire vacciner (15–24 ans).
  10. Santé publique France. Infections invasives à méningocoque : un nombre de cas élevé en janvier et février 2025.
  11. Haute Autorité de Santé. Stratégie de vaccination contre les infections invasives à méningocoques.
  12. Vaccination Info Service. La vaccination au cours de la vie : nourrissons et enfants.
  13. Auteur :
    Dr Rondeleux EmmanuelleDr Emmanuelle RONDELEUX
    Pédiatre, Allergologue, Homéopathe
    Directrice médicale de l'Application May Santé
    Participe aux réponses d'experts dans le magasine Parents

    Date de publication: 22 avril 2026
    Dernière révision de l'article : 22 avril 2026

 

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Le Calendrier vaccinal 2025

Retrouvez les nouveautés du Calendrier Vaccinal 2025 en particulier avec la protection contre les bronchiolites, l'extension des vaccinations contre les méningites ...

Qui peut administrer les vaccins du calendrier vaccinal 2025

  • Retrouvez toutes les acteurs médicaux et paramédicaux (infirmier.e.s, pharmacien.ne.s ...) qui peuvent vacciner votre enfant dans l'article :
  • sur le Calendrier vaccinal 2024

Les nouveautés du calendrier vaccinal 2025 chez l'enfant et le nourrisson

Vaccins 2025
Calendrier simplifié des vaccins 2025

La prévention des infections par le virus respiratoire syncitial (VRS) ou bronchiolites

Depuis  l'hiver 2024/2025, tous les nourrissons bénéficient d'une protection contre le VRS responsable de la majorité des bronchiolites   :

  • soit durant la grossesse, chez la femme enceinte, selon les recommandations de la Haute Autorité de Santé, entre 32 et 36 SA par le vaccin Abrysvo® disponible depuis 2025.
  • soit à la naissance, par l’Ac monoclonal Nirsevimab / Beyfortus®, dès les premiers jours de vie, en maternité, avant la saison épidémique. 

La vaccination contre la grippe

Vaccin de l'enfant

Le vaccin nasal FLUENZ TETRA® n'est toujours pas malheureusement commercialisé en France malgré un avis favorable de l’HAS.

La HAS a recommandé le 02/02/23 de vacciner largement les enfants pour protéger les petits nourrissons, plus à risque de forme grave, et limiter la diffusion de l’épidémie, les enfants représentant un réservoir important de diffusion virale avec si possible le vaccin nasal.

Les vaccins contre les méningocoques

Le vaccin contre les méningocoques B devient obligatoire jusqu'à 24 mois

La vaccination contre les infections à méningocoques B devient remboursée et obligatoire depuis le 1er janvier 2025. Le nourrisson recevra une première dose à l’âge de 3 mois, une deuxième à 5 mois et une dose de rappel à 12 (ou 13) mois (M3, M5, M12). Le rattrapage se fait jusqu’à 24 mois selon un schéma de vaccination en fonction de l'âge de l'enfant.

Vaccination élargie aux méningocoques A,C,W et Y

La vaccination élargie contre les infections à méningocoques A, C, W et Y est obligatoire depuis le 1er janvier 2025 et remboursée avec une dose à 6 mois et 12 mois pour mieux couvrir les méningocoques W et Y qui sont actuellement en augmentation en France (Nimenrix® à 6 mois , Nimenrix® ou Mendquadfi® à 12 mois).

Une vaccination débutée avec le NEISVAC® à 5 mois ou 12 mois se poursuivra donc avec un vaccin méningococcique tétravalent ACWY. Celui-ci sert alors de rappel et permet d'élargir aux méningocoques A, W et Y.

Et pour les non-vaccinés ?

L’obligation vaccinale contre les méningocoques B et ACWY s' étend jusqu’à l’âge de 2 ans. Ainsi, tous les nourrissons jamais vaccinés contre les sérogroupes A,C, W et Y (y compris ceux qui ont bénéficié du vaccin contre le sérogroupe C/ Neisvac®), doivent recevoir au moins une dose de vaccin contre les méningocoques ACWY entre 12 et 24 mois .

De même, pour la vaccination contre les méningocoques B, on fait un rattrapage selon un schéma de vaccination qui va différer en fonction de l'âge de votre enfant à la première dose (2 doses avec 2 mois minimum d'intervalle et un rappel dans la 2° année de vie ou un rappel 12 à 23 mois après).

Ces vaccins sont co-administrables avec les autres vaccins du calendrier vaccinal le même jour, mais en des sites séparés .

Le Nimenrix® s' administre à partir de 6 mois, le MenQuadfi® de 12 mois et le Menvéo® de 2 ans.

Vaccination méningocoques

Vous trouvez des informations complémentaires concernant les méningocoques dans notre article sur les méningites et sur les recommandations de l'HAS.

Vaccins méningocoques et adolescents :

Le vaccin ACWY (vaccins Nimenrix®, MenQuadfi® ou Menveo®) devient fortement recommandé et remboursé de 11 à 14 ans. Il s'administre en une seule dose. Ce vaccin peut encore bénéficier d'un "rattrapage" entre 15 et 24 ans révolus.

On doit proposer désormais la vaccination contre le méningocoque B aux adolescents de 15 à 24 ans révolus. Celle-ci se fait en 2 doses espacées d'au moins 2 mois, 6 mois dans l'idéal qui sont maintenant remboursées.

Retrouvez le calendrier vaccinal complet : ICI ou le calendrier simplifié : ICI .

Vaccination contre la Dengue aux Antilles et en Guyane

La vaccination contre la Dengue aux Antilles et en Guyane set recommandée pour:

  • Les enfants et adolescents de 6 à 16 ans ayant un antécédent documenté de Dengues
  • Les adultes de 17 à 60 ans présentant des maladies pouvant aggravées les symptômes

Vaccination contre le Chikungunya (IXCHIQ) à la réunion

La vaccination contre le Chikungunya devient recommandée :

  • Chez l'adulte de moins de 65 ans ayant une pathologie à risque (en dehors des immunologies-déprimés pour lesquelles le vaccin est contre-indiqué comme il s'agit d'un vaccin vivant).
  • Elle ne doit plus être pratiquée chez les plus de 65 ans car responsable d'effets secondaires parfois graves après cet âge.

Si vous appréciez cet article, peut-être trouverez-vous d'autres sujets d'intérêt dans le chapitre :

 

Sources :

  1. Le calendrier des vaccinations- Mise à jour du 28/04/25
  2. Calendrier des vaccinations et recommandations 2025
  3. Bulletin Infovac Mai 2025
  4. Recrudescence des infections invasives à méningocoques : de nouvelles recommandations sur le rattrapage vaccinal
  5. Journée mondiale de lutte contre la méningite : le ministre de la Santé et de l’Accès aux Soins annonce une intensification de la stratégie vaccinale contre les méningocoques

Auteur :
Dr Rondeleux EmmanuelleDr Emmanuelle RONDELEUX
Pédiatre, Allergologue, Homéopathe
Directrice médicale de l'Application May Santé
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Date de publication: 28 avril 2025
Dernière révision de l'article : 16 mai 2025

 

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Le Calendrier vaccinal 2024

Retrouvez toutes les nouveautés du Calendrier Vaccinal 2024 concernant la protection contre les bronchiolites, les méningites ...

Qui peut vacciner ?

Ceux qui peuvent prescrire et administrer les vaccins (sous réserve de formation) :

Ceux qui peuvent administrer uniquement les vaccins (sous réserve de formation) :

Les infirmier.e.s  pour les sujets de moins de 11 ans.

Les nouveautés du calendrier vaccinal 2024 chez l'enfant et le nourrisson

La prévention des infections par le virus respiratoire syncitial (VRS) ou bronchiolites

La prévention du VRS responsable des bronchiolites devrait pouvoir se faire  l'hiver 2024/2025 :

La vaccination contre la grippe

Vaccin de l'enfant

La vaccination peut être proposée chaque année à tous les enfants âgés de 2 à 17 ans révolus qu'ils soient fragiles ou non . Les trois vaccins antigrippaux (Fluarix Tetra®, Vaxigrip Tetra®, Influvac Tetra®, qui disposent d'une autorisation de mise sur le marché (AMM) chez l'enfant sont disponibles en France, peuvent être utilisés.

Le vaccin vaccin nasal FLUENZ TETRA® n’est pas encore commercialisé en France malgré un avis favorable de l’HAS.

La HAS a recommandé le 02/02/23 de vacciner largement les enfants pour protéger les petits nourrissons, plus à risque de forme grave, et limiter la diffusion de l’épidémie, les enfants représentant un réservoir important de diffusion virale avec si possible le vaccin nasal.

La vaccination contre les infections graves à pneumocoques

Les vaccins contre les méningocoques

La vaccination élargie contre les infections à méningocoques par le vaccin tétravalent ACWY remplace le vaccin monovalent Neisvac® à 6 mois (au lieu de 5 mois) et 12 mois pour mieux couvrir les ménigocoques W et Y qui sont actuellement en augmentation en France (Nimenrix® à 6 mois , Nimenrix® ou Mendquadfi® à 12 mois).

Ces vaccins sont devenus obligatoires pour le nourrissons depuis le 1er janvier 2025 et sont remboursés.

Une vaccination débutée avec le NEISVAC à 5 mois ou 12 mois peut être poursuivie avec un vaccin méningococcique tétravalent ACWY. Celui-ci sert alors de rappel et permet d'élargir aux méningocoques A, W et Y.

Il est possible d'administrer ce vaccin avec les autres vaccins du calendrier vaccinal le même jour mais en des sites séparés .

Le Nimenrix peut être administé à partir de 6 mois, le MenQuadfi 12 mois et le Menvéo 2 ans.

Vous trouvez des informations complémentaires concernant les méningocoques dans notre article sur les méningites .

Chez l’adolescent :

Le vaccin ACWY (vaccins Nimenrix®, MenQuadfi® ou Menveo®) est fortement recommandé et remboursé de 11 à 14 ans. Il est administré en une seule dose. Il est possible de rattraper ce vaccin s'il n'a pas été réalisé entre 15 et 24 ans révolus.

Le calendrier vaccinal complet :

Retrouvez le calendrier vaccinal complet : ICI.

Vaccination Méningocoque B :

Le vaccin contre le méningocoque B, Bexsero® est maintenant obligatoire pour les nourrissons depuis le 1 janvier 2025 et remboursé à  3 mois,  5 mois avec une dose de rappel à 12 ou 13 mois.

La vaccination peut être initiée dès l’âge de 2 mois et avant l’âge de 2 ans pour être remboursée sauf terrain particulier.

Si vous appréciez cet article, peut-être trouverez-vous d'autres sujets d'intérêt dans le chapitre :

 

Sources :

  1. Calendrier des vaccinations et recommandations 2024

Auteur :
Dr Rondeleux EmmanuelleDr Emmanuelle RONDELEUX
Pédiatre, Allergologue, Homéopathe
Directrice médicale de l'Application May Santé
Participe aux réponses d'experts dans le magasine Parents

Date de publication: 26 avril 2024
Dernière révision de l'article : 5 mars 2025

 

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Un vaccin contre le VRS ? Le Beyfortus

Le vaccin contre le VRS ou plutôt l'anticorps BEYFORTUS est un traitement préventif très efficace de la bronchiolite à VRS. Il sera à nouveau disponible à partir du 1 septembre 2025 en pharmacie de ville et en maternité. La bronchiolite touche jusqu'à 30% des nourrissons de moins d'un an chaque année. Les gestes barrières n'en demeurent pas moins indispensables.

La bronchiolite et son impact

La bronchiolite a été  responsable de près de 100 000 consultations aux urgences et 35 000 hospitalisations dont 2500 en soins critique l’hiver 2022- 2023. 2 à 3 % des nourrissons de moins d’un an seraient hospitalisés pour une bronchiolite sévère chaque année. Elle peut entrainer des difficultés respiratoires et alimentaires et pour les formes graves mettre la vie de l’enfant en danger. 

Le VRS

Le VRS est  responsable de 80% des bronchiolites. Si dans la majorité des cas l’infection est bénigne, il est la première cause d’hospitalisation en période d’épidémie. La majorité des nourrissons hospitalisés sont nés à terme et n’ont pas de maladies particulières. Ils ont le plus souvent moins de 6 mois. Aucun traitement curatif n’existe. On ne pourra traiter que les symptômes. Aussi un vaccin contre le VRS pourrait avoir un impact considérable.

La prévention des bronchiolites à VRS

Jusqu’à présent et depuis 1999, seuls les grands prématurés et les nouveau-nés à risque bénéficiaient d’une prévention grâce à un anticorps, le Palivizumab ou Synagis qui était administré sur l’hôpital tous les mois pendant toute la période à risque.

Depuis octobre 2002, un nouvel anticorps le Nirsevimab ou Beyfortus a obtenu une autorisation de mise sur le marché en Europe. Il permet la prévention des infections des voies respiratoires inférieures (les poumons) causées par le VRS chez tous les nouveau-nés et les nourrissons pendant leur première saison de circulation du VRS. En sachant que les formes sévères de bronchiolites à VRS sont souvent lors de la première exposition au virus. 

À partir du 1er septembre 2025, les nouveau-nés pourront recevoir une sorte de « vaccin contre le VRS », le Beyfortus

En 2023 à partir du 14 septembre, les nouveau-nés ont pu recevoir le Beyfortus avant leur sortie de leur maternité en période hivernale. Devant le succès de l'opération, la dotation de l'état est passée de 50 000 doses à 99 000 doses mais ceci n' a pas permis de protéger tous les nouveau-nés dont les parents étaient désireux de faire la vaccination. Cela a confirmé par contre l'efficacité de la protection.

Pour la saison 2025/2026, tous les nourrissons nés après le 1 février 2025  inclu,  pourront recevoir le traitement contre le VRS. Le BEYFORTUS sera fait soit à la maternité, avant la sortie, soit en ville à partir du 1er septembre 2025. Certains vaccins de l'année dernière sont déjà disponibles en pharmacie.

 Le Beyfortus doit être conservé au réfrigérateur (entre 2 et 8°C). Une fois sorti du réfrigérateur, il doit être protégé de la lumière et utilisé dans les 8 heures. 

vaccins pour bébé

Qu’est-ce que le Beyfortus ? 

Le Beyfortus n’est pas à proprement parler un vaccin, mais un anticorps monoclonal humain. Les anticorps monoclonaux sont des protéines du système immunitaire qui vont donner une protection directe et immédiate contre la maladie. Ils se fixent sur les antigènes indésirables pour mieux les détruire ou pour les empêcher de se multiplier. Contrairement aux vaccins qui sont des petites parties de bactéries ou de virus permettant de développer des anticorps contre le microbe ce qui nécessite un certain délai avant d’être pleinement efficace.

Le nirsévimab ou Beyfortus va se fixer sur le VRS et ainsi  empêcher le processus de pénétration du virus, en neutralisant le virus et en bloquant la fusion cellule-cellule. Il commence à être efficace dès l'injection pour atteindre une efficacité maximale 4 à 6 jours plus tard et jusqu'au 5° mois où le taux d'anticorps va diminuer progressivement jusqu'à disparaitre. L'année suivante il ne protégera donc plus votre enfant. Mais celui-ci aura dépassé l'âge critique de 6 mois donc il aura moins de risque de faire une forme sévère de bronchiolite à VRS.

Efficacité du Beyfortus

Le Beyfortus a montré dans 3 essais cliniques entre 2016 et 2023 soit 12 000 nourrissons une réduction de 80 % des hospitalisations pour infection respiratoire basse à VRS et 75 % des formes très sévères. La protection est d’au moins 5 à 6 mois ce qui couvre la période la plus critique s'il est réalisé à partir de fin aout/début septembre .

Le Beyfortus en pratique :

La posologie est de :

L’injection peut être associée aux autres vaccinations du nourrissons. Elle sera faite en intra-musculaire dans la cuisse. S'il y a déjà deux vaccins prévus, elle peut se faire sur une autre consultation ou à au moins 2,5 cm soit un pouce sur la même cuisse qu'un autre vaccin. Le médecin, la PMI, une infirmière ou une sage-femme peuvent faire l'injection. 

Quels sont les effets secondaires du "vaccin" contre le VRS

Le vaccin est en général bien toléré. On décrit des réactions cutanées (rash) et , comme la plupart des vaccins, une réaction au point d'injection (douleurs, rougeur ou gonflement), de la fièvre quelques jours après l'injection. Ces réactions restent en général d'intensité modérée et de courte durée. La fièvre par exemple a concerné moins de 2% des enfants dans les études.

Cependant, comme tout médicament il y a un risque possible, mais très rare de réaction sévère (anaphylaxie).

Y-a t-il des contre-indications ?

Comme toute injection dans le muscle, il y a des précautions particulières en cas de manque de plaquettes ou de troubles de la coagulation sanguine. La seule contre-indication théorique car exceptionnelle à cet âge est une hypersensibilité connue à un des composants du vaccin.

Les mesures barrières restent toute fois indispensables

Les mesures barrières sont toute fois très importantes pour renforcer l'efficacité de la protection et prévenir contre les autres virus dont le COVID qui circulent encore de façon importante. 

Pour en savoir plus sur le "vaccin contre le VRS"

Mesures barrières

Les autres articles qui peuvent vous intéresser :

Si vous appréciez cet article, peut-être trouverez-vous d'autres sujets d'intérêt dans le chapitre :

 

Sources :

  1. DGS-Urgent du 24/08/23 : Prévention médicamenteuse des bronchiolites à VRS
  2. Bulletin Infovac d'aout 2023

Auteur :
Dr Rondeleux EmmanuelleDr Emmanuelle RONDELEUX
Pédiatre, Allergologue, Homéopathe
Directrice médicale de l'Application May Santé
Participe aux réponses d'experts dans le magasine Parents

Date de publication: 7 septembre 2023
Dernière révision de l'article : 26 aout 2025

 

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Vaccination obligatoire : ce qui change en 2018

Depuis la loi sur la vaccination obligatoire, les enfants doivent réaliser 11 vaccins. Cette loi concerne les enfants nés à partir du 1er janvier 2018.

Mais qu'est-ce que cette vaccination obligatoire a changé ?

Les enfants nés avant 2018 doivent-ils réaliser d'autres vaccins pour être à jour ?

Vaccination obligatoire en 2018 = vaccins recommandés avant

vaccins pour bébéTous les enfants nés en 2018 devront être vaccinés contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite mais également la coqueluche, l'Haemophilus B, l'hépatite B, les infections sévères à Pneumocoques, le Méningocoque C, la rougeole, les oreillons et la rubéole.

Mais ces vaccins faisaient déjà partie des vaccins recommandés depuis plusieurs années. Ils étaient d'ailleurs conseillés par la grande majorité des médecins. Et la plupart d'entre vous les réalisaient.

Voir l'article : Les vaccins recommandés en France

Quels sont ces vaccins obligatoires ?

Les vaccins hexavalents

Les vaccins Hexyon® ou Infanrix Hexa® vaccinent contre 6 maladies : la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la coqueluche, l'Haemophilus B et l'hépatite B.

Les familles réfractaires à la vaccination hépatite B pouvait encore faire l'Infanrix Quinta® ou le Pentavac® qui était disponibles en pharmacie malgré quelques difficultés d'approvisionnement. Ces vaccins couvrent les mêmes maladies à l'exclusion de l'hépatite B.

Voir l'article : Quel vaccin ? Les équivalences

Les familles qui ne voulaient réaliser que les vaccins "obligatoires" jusqu'au 1er janvier 2018 étaient  contraintes à faire l'Infanrix Quinta® ou le Pentavac®, les autres vaccinations Infanrix Tétra, Tétravac, Boostrix ou Repevax et Revaxis n'étant des formules disponibles uniquement pour les enfants à partir de 6 ans.

Voir l'article : Qu’en est-il des vaccins obligatoires actuellement ?

Rappelons  l'intérêt de vacciner tôt le nourrisson contre des maladies graves comme la coqueluche et l'épiglotte ou la méningite liés à l'Haemophilus B.

Voir également les articles et le chapitre :

Les vaccins contre les méningites à Pneumocoques et Méningocoques

Le Prevenar® vaccine contre les infections sévères à Pneumocoques, dont les méningites.

vaccinationLes vaccins Meninvact® et  Neisvac® protègent contre la méningite à Méningocoque C. D'introduction plus récente dans le calendrier des vaccinations, ils sont toute foi recommandés pour les enfants de 1 à 2 ans de façon optimum et jusqu'à 24 ans depuis 2009.

Voir l'article : Méningite. Quand y penser ? Les méningites à Méningocoque, Pneumocoque, les méningites virales …

Depuis le calendrier vaccinal 2017, on recommande une première dose du vaccin Neisvac dès l'âge de 5 mois pour protéger les plus jeunes. En vaccinant les plus grands, les infectiologues pensaient protégés initialement les nourrissons. Mais la vaccination n'a pas été réalisée à assez grande échelle pour cela. Le Neisvac avec une injection à 5 mois permet de protéger ainsi les nourrissons avant la dose du 12° mois qui permet de donner une immunité à plus long terme.

Voir également l'article : Calendrier vaccinal 2017 : les nouveautés !

Les vaccins contre Rougeole, Oreillons et Rubéoles

Le vaccin Priorix® et ROR.Vax® protègent contre la Rougeole, les Oreillions et la Rubéole. Rappelons qu'en absence d'une vaccination suffisante de l'ensemble de la population, on est encore confrontés à des épidémies.

Voir les articles :

Votre enfant est-il à jour ?

Calendrier des vaccinations 2018Il est donc très probable que votre enfant soit déjà à jour de ces vaccins obligatoires.

Si tel n'est pas le cas, n'hésitez pas à en parler à votre médecin. Vous pourrez rattraper sans problème les vaccins non encore effectués.

Vous ne souhaitez pas vacciner vos enfants malgré la vaccination obligatoire ?

Attention aux risques pour votre enfant

Réfléchissez bien aux conséquences de vos actes. Même si les médias ont su semer la confusion, les vaccins sont là pour protéger votre enfant et non le rendre plus malade;

Voir l'article : Vaccinations obligatoires et ceinture de sécurité, une même logique

Sachez que votre enfant ne pourra être accepté en collectivité publique tant qu'il n'aura pas réalisé ces 11 vaccins obligatoires. On entend par collectivité les crèches, les garderies, l'école, les centres de loisirs ... Vous avez, si besoin, un délai de 3 mois pour mettre à jour le calendrier vaccinal de votre enfant. Les structures privées pourront adapter leur règlement intérieur à leurs convenances, mais tôt ou tard votre enfant risque d'être amené à se mettre jour de cette vaccination obligatoire.

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Ne multipliez pas les injections

vaccinerAttention à ne pas multiplier les injections de vaccins à votre enfant sous prétexte de le vacciner à "minima". En choisissant des vaccins qui regroupent plusieurs maladies, vous lui permettez d'avoir moins d'injections ce qui est important pour son confort. En plus, il recevra moins d'adjuvants, comme la plupart des vaccins doivent avoir des adjuvants pour être efficaces.

Voir également l'article : Qu’en est-il des vaccins obligatoires actuellement ?

Evitez de vacciner à l'âge le plus critique

Préparer les vaccinationsDe même, évitez de réaliser des vaccins entre 2 et 6 ans. C'est vraiment le plus mauvais âge pour vacciner ! L'enfant sait qu'il va être vacciné et appréhende "la piqure".

Après 6 ans, il est plus facile de lui expliquer à quoi sert la vaccination. On réduit ainsi l'impact du geste technique. Et l'enfant, s'il garde encore une certaine appréhension, peut bénéficier de l'effet de la crème anesthésiante, ce qui permet une vaccination en toute tranquillité.

Voir les articles :

Or, si vous respectez le calendrier de vaccination, il n'y aura aucune injection pendant cette période.

 

Sources :

  1. Calendrier des vaccinations et recommandations vaccinales 2018

Auteur :
Dr Rondeleux EmmanuelleDr Emmanuelle RONDELEUX
Pédiatre, Allergologue, Homéopathe

Date de publication : 26 mars 2018
Dernière révision de l'article : 26 mars 2018

 

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