L'allergie au lait est une des allergies alimentaires les plus fréquentes. Heureusement elle va le plus souvent guérir. En cas de suspicion d'allergie chez votre enfant, il est important de savoir les aliments qu'il faut éviter et ceux que vous pouvez donner. Attention aussi aux carences qui sont fréquentes chez ces enfants.
L'allergie au lait ou aux protéines de lait de vache
L’allergie au lait ou aux protéines de lait de vache est la première allergie alimentaire à apparaître chez l’enfant. Elle débute, le plus souvent, chez le nourrisson dans les premiers mois de vie.
Il existe 2 types de tableaux :
Les allergies immédiates
Elles surviennent moins de 3 heures après l’ingestion de lait. Les symptômes sont des plaques rouges, des gonflements, voir des difficultés à respirer ou une crise d'asthme, de la diarrhée ou des vomissements, plus rarement un nez qui coule ou un oeil rouge. La réaction allergique peut être sévère, généralisée, et conduire à un malaise et/ou un choc anaphylactique. Les tests allergologiques sont en général positifs (tests cutanés et/ou tests sanguins).
Les allergies retardées
Elles se manifestent le plus souvent par des troubles digestifs : une diarrhée, des régurgitations persistantes, des selles avec du sang ou une prise de poids insuffisante. Ces symptômes apparaissent à distance des prises de lait. De plus le bilan allergologique est bien souvent négatif. Le seul moyen pour faire le diagnostic est alors d'exclure toutes les protéines de lait de mammifères pendant 2 à 4 semaines, en général 1 mois. Mais ce test doit se faire avec le contrôle d'un médecin qui saura poser le diagnostic ou l'infirmer. Attention, dans ce cas il faudra faire une réintroduction, même en cas d'amélioration évidente, au bout de maximum 1 mois pour confirmer le diagnostic d'allergie.
Ses allergies retardées donnent en général des symptômes peu sévères sauf dans un cas particulier le Syndrome d'Entérocolite Induite par les Protéines alimentaires ou SEIPA.
Le SEIPA se manifeste par des vomissements 1 à 4 heures après l'ingestion d'un aliment (le lait de vache le plus souvent mais il peut concerner d'autres aliments). Ces vomissements doivent être accompagnés d'au moins 3 des symptômes cités ci-dessous pour confirmer le diagnostic :
Un second épisode de vomissements répétés après l'ingestion du même aliment suspect
Episode de vomissements répétés 1 à 4 heures après l'ingestion d'un aliment différent
Léthargie extrême au moment de la réaction
Pâleur marquée au moment de la réaction
Nécessité d'une consultation aux urgencs
Réhydratation intra-veineuse
Diarrhée dans les 24 heures
Hypotension
Hypothermie
Un eczéma rebelle peut être aussi une manifestation d'allergie au lait. Les tests d'allergologie sont alors souvent positifs. Et surtout en supprimant les laits de mammifères de l'alimentation on améliore nettement l'eczéma.
Les aliments à exclure en cas d'allergie au lait
En cas d'allergie au lait, il faut exclure tous les laits de mammifère. En effet les laits de mammifères se ressemblent énormément au niveau de leur composition . On a 80 % d'homologie (de ressemblance) entre le lait de chèvre et le lait de vache. Il faut aussi enlever les aliments dérivés comme le beurre, la crème fraiche, les laitages ...
Attention au lait de soja qui peut parfois donner également une allergie croisée surtout dans les allergies retardées.
Si vous allaitez, vous pouvez continuer à donner votre lait à votre bébé. Mais si votre bébé a des symptômes avec l'allaitement, il vous faudra exclure les lait de mammifère de votre alimentation.
Vous trouvez la liste des aliments interdits et surtout de ceux qui sont autorisés en cliquant sur le lien ci-dessous :
Comment trouver des aliments sans lait de mammifère ?
Au début, c'est souvent long et fastidieux de lire toutes les étiquettes. Heureusement maintenant le lait de vache ou de mammifère est clairement indiqué. Très vite vous verrez que finalement vous achetez souvent les mêmes produits et les courses seront plus faciles. N'hésitez pas cependant à revoir régulièrement les étiquetages, car les recettes peuvent changer.
Un anniversaire chez un copain ou à l'école ! Donnez vos recettes aux mamans . Comme cela tout le monde mangera les mêmes gâteaux et personne ne sera exclu ! Je connais des mamans d'enfants non allergiques qui ont gardé les recettes tellement elles étaient délicieuses 😉 !
Vous pouvez utiliser des gourdes jetables comme les gourdes Squiz disponibles assez facilement, The bamboo family ou La vie est green pour préparer des desserts ou même purées sans les aliments auquel votre enfant est allergique. Elles peuvent également permettre de réintroduire l'aliment en douceur (voir l'article :Débuter un aliment : le Protocole de tolérance ) ou d'apporter un peu plus de calcium en y ajoutant les hydrolysats de lait ...
Attention aux carences
En cas d'allergie au lait de vache, il faut faire attention aux carences alimentaires, en particulier en Fer et en Calcium. Pour cette raison, il est vivement conseillé de garder un lait pour nourrisson ou 1er âge, puis un lait de suite ou 2° âge puis un lait de croissance au 3° âge tant que l'on a pas pu réintroduire des quantités suffisantes de lait. Ces laits sont enrichis en Fer, en vitamines et en Calcium.
Utilisez plutôt des "laitages" sans lait adaptés aux nourrissons ou des desserts végétaux enrichis en Calcium avec 120 mg de Calcium / 100 gr ou 100 ml.
Pour plus de précisions, vous pouvez consulter les articles :
Heureusement, bien souvent l'allergie au lait va guérir, souvent vers le 12° mois de vie. On exclut en général, une fois le diagnostic confirmé, les laits de mammifères pendant au moins 6 mois. Puis on refait un bilan vers 9 à 12 mois, parfois plus tôt pour certaines allergies peu sévères. En fonction du bilan, on réintroduira des petites quantités progressives de lait à la maison ou à l'hôpital selon l'allergie.
Malheureusement, on constate que de plus en plus d'enfants allergiques au lait vont guérir tardivement. Pour ces raisons, on a recours à des protocoles de tolérance qui peuvent permettre d'introduire des petites quantités de lait de façon très progressive. Il est donc important de voir régulièrement son pédiatre ou son allergologue pour qu'il.elle puisse vous guider dans cette démarche.
Il est important d'introduire rapidement tous les autres aliments :
Vous pouvez consulter le site Allergodiet, groupe de travail formé par des allergologues et des diététicien.nes spécialisé.es en allergologie, en particulier les fiches sur :
Pas à Pas en Pédiatrie - L'allergie aux protéines de lait de vache [consulté le 28 juin 2018]
Vandenplas Y, Koletzko S, Isolauri E et coll., Guidelines for the diagnosis and management of cow’s milk protein allergy in infant, Arch Dis Child, 2007; 92, p 902-908.
C. Dupont et P. Soulaines, Actualités thérapeutiques dans la prise en charge nutritionnelle de l’allergie aux protéines de lait de vache, Archives de Pédiatrie, décembre 2017, pages 1350-1357.
Auteur : Dr Emmanuelle RONDELEUX Pédiatre, Allergologue, Homéopathe
Date de publication : 28 juin 2018 Dernière révision de l'article : 17 juillet 2026
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Le ministère de la Santé a statué sur le remboursement des désensibilisations. La parution au journal officiel a eu lieu le 6 juin 2018 . Des bonnes et des mauvaises nouvelles ...
Une bonne nouvelle pour le remboursement des désensibilisations
Les comprimés devraient être remboursés à 30 % prochainement
Les comprimés de désensibilisation sublinguaux GRAZAX®, ORALAIR® et ACARIZAX®, anciennement remboursés à 15% devraient être remboursés à 30 % prochainement. Cette décision a été annoncée oralement par le ministère. Mais les textes officiels ne sont pas encore parus.
Les gouttes sublinguales OSIRIS et STALORAL remboursées à 30%
Les gouttes sublinguales ou préparations APSI (allergènes préparés spécialement pour un seul individu) passent, à priori, de 65 à 30 % .
Le décret ministériel a acté un reste à charge de 70 à 75 % pour les patients concernant les APSI par voie sublinguale. Or le taux de 25 % de remboursement n'existe pas. C'est l'Union nationale des caisses d'assurance maladie qui devra fixer le taux à 30 % par un arrêté. Aucune date n'est annoncée pour la parution de cet arrêté.
C'est une demi-bonne nouvelle, car une menace planait depuis décembre 2017 de diminuer le remboursement à 15 % pour les gouttes sublinguales afin d'homogénéiser le taux de remboursement des désensibilisations sublinguales.
L'objectif selon le décret est de "rendre plus cohérentes les modalités de prise en charge des APSI avec leur apport médical" et de les mettre au même niveau que les autres alternatives thérapeutiques.
Déremboursement des traitements par voies injectables
Les traitements de désensibilisation par voie sous-cutanée sont totalement déremboursés. Leur commercialisation n'a d'ailleurs pas été reprise depuis décembre 2017 (voir l'article : Arrêt des désensibilisations injectables en France).
Qu'est-ce que cela change ?
Avec un remboursement à 30 %, et non 15 %, même avec une mutuelle de santé faible, les patients allergiques auront une prise en charge de leur traitement.
Beaucoup de mutuelles de santé ne prennent pas en charge la différence sur des remboursements à 15 % . De nombreux patients auraient donc dû augmenter leur forfait ce qui parfois s'avérait impossible avec le développement des mutuelles d'entreprise.
Par contre, il n'y aura plus de possibilité de choisir une désensibilisation par voie injectable. Même si certains la trouvaient moins contraignante.
De même le traitement sur mesure des APSI risque d'être peu à peu abandonné au profit de comprimés journaliers, plus facile à produire et à stocker.
Les désensibilisations par des venins (abeilles, guêpes), n'étant pas des APSI, ne sont pas concernées par ces dispositions.
Quant au délai de mise en place de ces nouvelles conditions de remboursement, nous n'avons aucune information pour le moment.
Cette décision sera réévaluée dans 5 ans.
Pourquoi ces modifications du remboursement des désensibilisations ?
Le décret explique que selon les données dont le gouvernement dispose, les APSI auraient une efficacité faible. Et que la Haute Autorité de santé recommande de n'y avoir recours qu'en deuxième intention après les traitements symptomatiques médicamenteux, voire en troisième intention lorsque des spécialités pharmaceutiques à base d'extraits allergéniques peuvent être utilisées.
Ils contre-indiquent par ailleurs la désensibilisation par injection sous-cutanée du fait de la fréquence accrue des effets indésirables graves par rapport à la voie sublinguale.
Notons que si les traitements symptomatiques médicamenteux (les antihistaminiques en comprimés, les gouttes oculaires et spray contre les allergies) améliorent bien le patient lors de leur prise, leur effet s'estompe dès l'arrêt du médicament. Ils doivent donc être administrés sur plusieurs années. Il s'agit d'un traitement des symptômes, mais non de la cause.
La désensibilisation est un traitement de durée limitée, 3 à 5 ans. Elle s'attaque directement à la cause de la maladie. Plusieurs études tendent à démontrer que débuter tôt, elle pourrait influer sur le développement d'autres allergies et même sur la survenue d'un asthme.
Une réponse en "demi-teintes" pour les allergologues
L'Association Française pour la Prévention des Allergies a réagi dans un communiqué en annonçant un soulagement "en demi-teinte". "Nous avons évité un taux de remboursement à 15% qui plongeait la moitié de la population dans l'impossibilité de se soigner", explique l' AFPRAL. En revanche, "la médecine personnalisée recule là où tout le corps médical clame qu'on soigne mieux des profils individuels avec des traitements sur mesure qu'avec des traitements de masses calibrés sur une moyenne".
Auteur : Dr Emmanuelle RONDELEUX Pédiatre, Allergologue, Homéopathe
Date de publication : 8 juin 218 Dernière révision de l'article : 11 juin 2018
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Parfois lors des premières expositions au soleil votre enfant peut présenter des petites plaques rouges légèrement surélevées. Est-ce une allergie au soleil ? Que faut-il faire ? Comment peut-on prévenir ces boutons ?
Les causes "d'allergie au soleil"
La lucite estivale bénigne
L'affection la plus fréquente est la lucite estivale bénigne . Elle atteint plutôt l'adolescent et l'adulte jeune, surtout les filles ou les femmes.
Elle donne des petites plaques rouges légèrement surélevées qui peuvent un peu gratter.
Les "boutons" apparaissent aux premiers soleils, en général plutôt au printemps, sur les zones exposées. C'est souvent le décolleté, les épaules ou encore le haut des bras qui sont concernés. La lucite estivale bénigne n'est pas vraiment une "allergie au soleil" mais une réaction liée aux premières expositions solaires. Elle guérit dès l'obtention d'un hâle protecteur et récidive souvent, à nouveau aux premiers soleils pendant quelques années, pour disparaître ensuite.
L'urticaire solaire, vraie allergie au soleil
L'urticaire solaire est plus rare. Il se manifeste par des boutons surélevés, comme des piqures d'ortie, débutant quelques minutes après l'exposition solaire (dans les 30 minutes). Les boutons grattent beaucoup et peuvent dépasser la zone d'exposition. Ils peuvent persister entre 1 et 24 heures.
Attention aux produits phototoxiques ou photosensibilisants
Ce qui peut faire penser à une allergie au soleil s’avère être parfois une réaction provoquée par l’application d’un produit phototoxique . C'est le cas du parfum, de certains cosmétiques et certains médicaments comme les antibiotiques ou les crèmes et gels anti-inflammatoires. Des réactions à type d'eczéma peuvent être notées plusieurs mois après l'application d'un gel anti-inflammatoire. Elles apparaissent au niveau de la zone d'application, mais peuvent la déborder. Il faut donc se rappeler l'application de ces crèmes lors d'un traumatisme survenu quelque temps auparavant.
De même, certaines crèmes solaires peuvent provoquer des allergies induites par le soleil. Il faut alors préférer les crèmes solaires avec des écrans minéraux et le moins de filtres chimiques possible.
La dermite des prés est une réaction que l'enfant peut faire après contact avec des végétaux contenant une substance photosensibilisante et une exposition au soleil. Cela provoque des plaques souvent sur les jambes ou les bras assez linéaires là où il a été en contact avec les végétaux, parfois des lésions bulleuses. Ces lésions surviennent avec un peu de retard, environ deux jours après l'exposition.
Attention aux maladies révélées par l'exposition solaire
Certaines maladies comme le Lupus ou les Dermatomyosites peuvent être révélées par le soleil . Si les lésions persistent, consulter votre médecin.
Que faire en cas de réaction au soleil ?
Tout d'abord protéger votre enfant dès les premiers soleils.
Protéger au maximum la peau du soleil en mettant des vêtements appropriés et un chapeau.
Habituer progressivement la peau au soleil. Evitez une forte exposition solaire.
Appliquez une crème solaire 50+ . Privilégier les écrans minéraux surtout chez les petits enfants. Ils sont moins faciles à étaler, moins "cosmétiques" mais mieux tolérés.
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Boulet J. et coll., Schémas et Protocoles, Thérapeutiques Homéopathiques, 2013, p 104.
Auteur : Dr Emmanuelle RONDELEUX Pédiatre, Allergologue, Homéopathe
Date de publication : 1 juin 2018 Dernière révision de l'article : 13 janvier 2019
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Avant tout départ que ce soit en France ou à l’étranger, il est important de constituer une trousse de voyage . On l’adaptera en fonction du type de destination.
Vérifiez vos vaccinations
Avant tout départ, vérifiez que vos vaccinations sont à jour.
Si vous partez à l’étranger, prenez un rendez-vous chez votre médecin 4 à 8 semaines avant le départ.
Les voyagistes informent généralement peu sur les mesures à prendre. Toute fois, pour de nombreuses destinations, il faudra vacciner votre enfant contre l’Hépatite A (voir l’article : Un vaccin Hépatite A à nouveau disponible ). Parfois, il faut également faire le vaccin contre la typhoïde, la fièvre jaune ou le méningocoque W135.
Si vous retournez chez vos parents ou vos grands-parents, ne négligez pas cette consultation. Le vaccin contre l’Hépatite A est bien souvent recommandé. Et cette maladie fait de nombreuses victimes chaque année.
En fonction des vaccinations, mais également des disponibilités des vaccins,vous pourrez vous contenter d’une simple visite chez votre médecin ou aller en centre de vaccination.
Vous pouvez vérifier les vaccinations nécessaires en fonction de votre voyage sur les sites :
La liste de papier à ne pas oublier avant de boucler les valises.
Carte d’identité / Passeports / Visas
Photocopies : premières pages passeport, billets d'avion ...
Liste de téléphones, adresses, e-mails : proches, médecin, assurances maladie/ voyage/ rapatriement
Carnets de santé ou de vaccination, protocole en cas d'affections nécessitant un traitement urgent (diabète, asthme, allergies, traitement anticoagulant, etc.), Certificat médical (PAI) de port de seringues ou de médicaments si indiqué.
Pharmacie de voyage.
Renouvellement d'ordonnances médicales (avec nom pharmacologique) pour avoir suffisamment de médicaments pour le voyage ( à répartir dans la valise et le sac à main).
Carte européenne d’assurance maladie ou d’assistance internationale.
Lunettes de vue
Crème solaire, lunettes de soleil et chapeaux.
Cartes de crédit (noter les n° et vérifier les dates d'échéance), centrale d'appel en cas de perte
Argent de poche (prescriptions en matière d'importation/ d'exportation de devises ?), chèques de voyage (noter les n° ).
En cas de location de véhicules : vérifiez l'état du véhicule (ceintures de sécurité, etc.) et la couverture d'assurance ; prenez des sièges enfants si nécessaire ; permis de conduire international, gilets réfléchisseurs pour les pays qui l'exigent
La trousse de voyage
Pourquoi une trousse de voyage ?
En voyage, les enfants ont fréquemment des petits problèmes de santé, principalement liés aux accidents domestiques, à l’environnement, à l’alimentation et à l’eau. La diarrhée touchera plus d’un enfant sur deux, suivi des affections des voies respiratoires, des problèmes cutanés et de la fièvre1.
Aussi, respectez bien les règles d’hygiène alimentaire et hydrique de base. Insistez sur le lavage des mains, ne buvez que de l’eau potable (en provenance de bouteille capsulée intacte), ne mangez que des aliments pelés, cuits ou bouillis et prohibez les glaçons.
Adapter la trousse de pharmacie au type de voyage et à l'enfant
La pharmacie de voyage doit être adaptée à la destination, la durée et le type de voyage ainsi qu'au nombre de personnes qui vous accompagnent.
Consulter également les risques sanitaires du pays et les pathologies qui peuvent survenir pendant ou au retour du voyage.
La trousse devra aussi être adaptée à l’enfant lui-même, sa pathologie chronique éventuellement, les activités envisagées, les conditions de vie sur place, les ressources médicales locales.
Achetez la totalité des médicaments afin d’éviter d’avoir recours à des achats sur place en raison des difficultés d’approvisionnements, d’équivalence et des risques de contrefaçon. Les médicaments doivent être gardés dans leur emballage avec les notices et non en vrac.
Lisez bien le prospectus d'emballage avant d'utiliser un médicament afin d'éviter de possibles intolérances ou contre-indications. Observez les dates d'expiration indiquées sur les emballages.
Privilégier les sachets ou comprimés à sucer. Evitez les sirops si possible et les suppositoires. Les médicaments ne doivent pas être exposés aux températures extrêmes.
Il est préférable de les répartir dans des bagages séparés et de conserver ceux d’importance vitale dans les bagages à main, afin de toujours pouvoir disposer d’une réserve de quelques jours en cas de vol ou de perte d’un des bagages.
Une boîte en plastique hermétique disposée au milieu des affaires fera l'affaire. Stocker les médicaments hors de portée des enfants, à l'abri des chocs et dans un lieu frais à l’arrivée.
Traitement des maladies préexistantes
En cas de maladie chronique, chaque enfant devra disposer de son traitement de fond et des médicaments d'urgence, accompagnés d’une prescription en DCI, avec les coordonnées du médecin traitant ou du médecin spécialiste.
N’ hésitez pas à solliciter le spécialiste référent de votre enfant pour des conseils et un éventuel compte-rendu qui accompagnera votre enfant dans son voyage.
En cas de réactions allergiques : emportez toujours les médicaments d'urgence prescrits par votre médecin. Si vous avez un PAI, vous avez une traduction en anglais sur l’article (bientôt disponible).
Si votre enfant réagit fortement aux piqures d’insectes, n’oubliez pas de demander un traitement à votre médecin.
Prophylaxie contre le paludisme et les maladies transmises par les moustiques
Traitement contre le paludisme en fonction de la destination selon la prescirtion du médecin
Lotions et sprays anti-moustiques à appliquer sur la peau
Insecticide pour les textiles
Moustiquaires imprégnées
Désinfection des mains
Lotion hydro-alcoolique avec minimum 70% d’éthanol
Petits matériels de soins et pansements
un thermomètre incassable dans son étui
une paire de petits ciseaux
une pince à épiler pour les échardes
en fonction de la destination, une pince à tiques
un désinfectant de préférence en flacons unidoses ou en spray (plus facile à appliquer) Ex: Chlorhexidine monodoses®, Bispetine spray®
le matériel de pansement: sparadraps, compresses stériles, bandes (Velpeau), bandes adhésives, tulle gras pour brulure ou plaie, sutures adhésives (Steristrip) , boite de pansements
un spray séchant et cicatrisant peut être utile pour aider à guérir des petits bobos surtout dans des milieux humides où la cicatrisation se fait plus difficilement. EX. CICABIO® Lotion ou CYTELLIUM® en spray
Toute plaie, même minime, doit être lavée, désinfectée et protégée. En effet, en pays chauds et humides, le retard à la cicatrisation d’une moindre égratignure peut très rapidement se transformer en surinfection.
Les médicaments
Votre médecin vous recommandera les médicaments qui vous conviennent et vous établira les ordonnances nécessaires.
Attention : certains médicaments (analgésiques, codéine et dérivés de la morphine, stupéfiants, somnifères, stéroïdes, etc.) peuvent être interdits dans certains pays ou nécessiter un certificat médical.
Pour les douleurs et la fièvre :
Du paracétamol (Dafalgan®, Doliprane®),
Eventuellement anti-inflammatoire non stéroïdien, AINS, si votre enfant a des migraines ou une pathologie.
Systématiquement :
Un soluté de réhydratation. Ex : Adiaril® , Viatol®, Picolite® ...
Les solutés de réhydratation permettent de prévenir la déshydratation liée à la fièvre, à la chaleur, la diarrhée et aux vomissements. Ils sont donc indispensables dans toute trousse à pharmacie même pour un voyage en métropole.
Eventuellement prenez un antispasmodique pour les douleurs abdominales. Ex : SPASFON®.
La protection cutanée
un chapeau avec un bonne visière
de la crème solaire avec indice de protection élevé ( 50+)
pour les démangeaisons après piqûre d'insecte (Ex : Apaysil®)
Pour les yeux
Les lunettes de soleil
Du sérum physiologique en cas de début de conjonctivite ou pour nettoyer l’oeil après une projection ou du sable ….
Pour le transport
Un biberon, des pates à macher ou des bonbons mous pour le décolage et l’attérissage en avion en fonction de l’âge de votre enfant
Pensez à prendre des jeux ou des livres pour rendre le voyage moins long
Un traitement pour le mal des transports si besoin (voir l’article : Le mal des transports)
En cas d'allergies et selon la saison de la destination
N'oubliez pas que la saison sera peut-être différente. Vous pouvez exposer votre enfant aux pollens ou à l'humidité. N'hésitez pas alors à prendre ses médicaments (anti-histaminiques, médicaments contre l'asthme, etc.)
Désinfection de l'eau
Tablettes désinfectantes (Ex : Aquatabs®, Micropur forte®)
Antibiotiques
Une antibiothérapie de réserve n’est pas recommandée sauf dans certains cas très particuliers (terrain fragile, éloignement d’une structure de soins ...). Dans ces cas, il est recommandé d’avoir des explications claires par écrit.
Et en cas d’utilisation du traitement, il faudra consulter un médecin le plus rapidement possible.
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Brigot-Rotenberg D, Quinet B, Moulin F et al. Enquête auprès des familles d’enfants voyageurs : évaluation des conseils de prévention et prévalence des maladies rencontrées lors d’un séjour hors d’Europe. Arch Pediatr, 2016;23:360-366.
Depuis la loi sur la vaccination obligatoire, les enfants doivent réaliser 11 vaccins. Cette loi concerne les enfants nés à partir du 1er janvier 2018.
Mais qu'est-ce que cette vaccination obligatoire a changé ?
Les enfants nés avant 2018 doivent-ils réaliser d'autres vaccins pour être à jour ?
Vaccination obligatoire en 2018 = vaccins recommandés avant
Tous les enfants nés en 2018 devront être vaccinés contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite mais également la coqueluche, l'Haemophilus B, l'hépatite B, les infections sévères à Pneumocoques, le Méningocoque C, la rougeole, les oreillons et la rubéole.
Mais ces vaccins faisaient déjà partie des vaccins recommandés depuis plusieurs années. Ils étaient d'ailleurs conseillés par la grande majorité des médecins. Et la plupart d'entre vous les réalisaient.
Les vaccins Hexyon®ou Infanrix Hexa® vaccinent contre 6 maladies : la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la coqueluche, l'Haemophilus B et l'hépatite B.
Les familles réfractaires à la vaccination hépatite B pouvait encore faire l'Infanrix Quinta® ou le Pentavac® qui était disponibles en pharmacie malgré quelques difficultés d'approvisionnement. Ces vaccins couvrent les mêmes maladies à l'exclusion de l'hépatite B.
Les familles qui ne voulaient réaliser que les vaccins "obligatoires" jusqu'au 1er janvier 2018 étaient contraintes à faire l'Infanrix Quinta® ou le Pentavac®, les autres vaccinations Infanrix Tétra, Tétravac, Boostrix ou Repevax et Revaxis n'étant des formules disponibles uniquement pour les enfants à partir de 6 ans.
Rappelons l'intérêt de vacciner tôt le nourrisson contre des maladies graves comme la coqueluche et l'épiglotte ou la méningite liés à l'Haemophilus B.
Les vaccins contre les méningites à Pneumocoques et Méningocoques
Le Prevenar®vaccine contre les infections sévères à Pneumocoques, dont les méningites.
Les vaccins Meninvact® et Neisvac® protègent contre la méningite à Méningocoque C. D'introduction plus récente dans le calendrier des vaccinations, ils sont toute foi recommandés pour les enfants de 1 à 2 ans de façon optimum et jusqu'à 24 ans depuis 2009.
Depuis le calendrier vaccinal 2017, on recommande une première dose du vaccin Neisvac dès l'âge de 5 mois pour protéger les plus jeunes. En vaccinant les plus grands, les infectiologues pensaient protégés initialement les nourrissons. Mais la vaccination n'a pas été réalisée à assez grande échelle pour cela. Le Neisvac avec une injection à 5 mois permet de protéger ainsi les nourrissons avant la dose du 12° mois qui permet de donner une immunité à plus long terme.
Les vaccins contre Rougeole, Oreillons et Rubéoles
Le vaccin Priorix®et ROR.Vax® protègent contre la Rougeole, les Oreillions et la Rubéole. Rappelons qu'en absence d'une vaccination suffisante de l'ensemble de la population, on est encore confrontés à des épidémies.
Il est donc très probable que votre enfant soit déjà à jour de ces vaccins obligatoires.
Si tel n'est pas le cas, n'hésitez pas à en parler à votre médecin. Vous pourrez rattraper sans problème les vaccins non encore effectués.
Vous ne souhaitez pas vacciner vos enfants malgré la vaccination obligatoire ?
Attention aux risques pour votre enfant
Réfléchissez bien aux conséquences de vos actes. Même si les médias ont su semer la confusion, les vaccins sont là pour protéger votre enfant et non le rendre plus malade;
Sachez que votre enfant ne pourra être accepté en collectivité publique tant qu'il n'aura pas réalisé ces 11 vaccins obligatoires. On entend par collectivité les crèches, les garderies, l'école, les centres de loisirs ... Vous avez, si besoin, un délai de 3 mois pour mettre à jour le calendrier vaccinal de votre enfant. Les structures privées pourront adapter leur règlement intérieur à leurs convenances, mais tôt ou tard votre enfant risque d'être amené à se mettre jour de cette vaccination obligatoire.
Attention à ne pas multiplier les injections de vaccins à votre enfant sous prétexte de le vacciner à "minima". En choisissant des vaccins qui regroupent plusieurs maladies, vous lui permettez d'avoir moins d'injections ce qui est important pour son confort. En plus, il recevra moins d'adjuvants, comme la plupart des vaccins doivent avoir des adjuvants pour être efficaces.
De même, évitez de réaliser des vaccins entre 2 et 6 ans. C'est vraiment le plus mauvais âge pour vacciner ! L'enfant sait qu'il va être vacciné et appréhende "la piqure".
Après 6 ans, il est plus facile de lui expliquer à quoi sert la vaccination. On réduit ainsi l'impact du geste technique. Et l'enfant, s'il garde encore une certaine appréhension, peut bénéficier de l'effet de la crème anesthésiante, ce qui permet une vaccination en toute tranquillité.
Auteur : Dr Emmanuelle RONDELEUX Pédiatre, Allergologue, Homéopathe
Date de publication : 26 mars 2018 Dernière révision de l'article : 26 mars 2018
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