Les articles réçents

La trousse de voyage

 

Avant tout départ que ce soit en France ou à l’étranger, il est important de constituer une trousse de voyage . On l’adaptera en fonction du type de destination.

Vérifiez vos vaccinations

Vaccinations du voyageurAvant tout départ, vérifiez que vos vaccinations sont à jour.

Si vous partez à l’étranger, prenez un rendez-vous chez votre médecin 4 à 8 semaines avant le départ.

Les voyagistes informent généralement peu sur les mesures à prendre. Toute fois, pour de nombreuses destinations,  il faudra vacciner votre enfant contre l’Hépatite A (voir l’article : Un vaccin Hépatite A à nouveau disponible ). Parfois, il faut également faire le vaccin contre la typhoïde, la fièvre jaune ou le méningocoque W135.

Si vous retournez chez vos parents ou vos grands-parents, ne négligez pas cette consultation. Le vaccin contre l’Hépatite A est bien souvent recommandé. Et cette maladie fait de nombreuses victimes chaque année.

avis du pediatreEn fonction des vaccinations, mais également des disponibilités des vaccins,vous pourrez vous contenter d’une simple visite chez votre médecin ou aller en centre de vaccination.

 

Vous pouvez vérifier les vaccinations nécessaires en fonction de votre voyage sur les sites :

Prévention du Paludisme

En fonction de votre lieu de séjour, il vous faudra prendre un traitement contre le paludisme . Pour évaluer le risque, consultez le site :

La liste de papier à ne pas oublier avant de boucler les valises.Rapports

  • Carte d’identité / Passeports / Visas 
  • Photocopies : premières pages passeport, billets d'avion ...
  • Liste de téléphones, adresses, e-mails : proches, médecin, assurances maladie/ voyage/ rapatriement
  • Carnets de santé ou de vaccination, protocole en cas d'affections nécessitant un traitement urgent (diabète, asthme, allergies, traitement anticoagulant, etc.), Certificat médical (PAI) de port de seringues ou de médicaments si indiqué.
  • Pharmacie de voyage.
  • Renouvellement d'ordonnances médicales (avec nom pharmacologique) pour avoir suffisamment de médicaments pour le voyage ( à répartir dans la valise et le sac à main).
  • Carte européenne d’assurance maladie ou d’assistance internationale.
  • Lunettes de vue 
  • Crème solaire, lunettes de soleil et chapeaux.
  • Cartes de crédit (noter les n° et vérifier les dates d'échéance),  centrale d'appel en cas de perte
  • Argent de poche (prescriptions en matière d'importation/ d'exportation de devises ?), chèques de voyage (noter les n° ).

En cas de location de véhicules : vérifiez l'état du véhicule (ceintures de sécurité, etc.) et la couverture d'assurance ; prenez des sièges enfants si nécessaire ; permis de conduire international, gilets réfléchisseurs pour les pays qui l'exigent

La trousse de voyage

Pourquoi une trousse de voyage ?

En voyage, les enfants ont fréquemment des petits problèmes de santé, principalement liés aux accidents domestiques, à l’environnement, à l’alimentation et à l’eau. La diarrhée touchera plus d’un enfant sur deux, suivi des affections des voies respiratoires, des problèmes cutanés et de la fièvre1.

Eau riche en CalciumAussi, respectez bien les règles d’hygiène alimentaire et hydrique de base. Insistez sur le lavage des mains, ne buvez que de l’eau potable (en provenance de bouteille capsulée intacte),  ne mangez que des aliments pelés, cuits ou bouillis et prohibez les glaçons.

Adapter la trousse de pharmacie au type de voyage et à l'enfant

destination de voyageLa pharmacie de voyage doit être adaptée à la destination, la durée et le type de voyage ainsi qu'au nombre de personnes qui vous accompagnent.

Consulter également les risques sanitaires du pays et les pathologies qui peuvent survenir pendant ou au retour du voyage.

La trousse devra aussi être adaptée à l’enfant lui-même, sa pathologie chronique éventuellement, les activités envisagées, les conditions de vie sur place, les ressources médicales locales.

Achetez la totalité des médicaments afin d’éviter d’avoir recours à des achats sur place en raison des difficultés d’approvisionnements, d’équivalence et des risques de contrefaçon. Les médicaments doivent être gardés dans leur emballage avec les notices et non en vrac.

avis du pediatreLisez bien le prospectus d'emballage avant d'utiliser un médicament afin d'éviter de possibles intolérances ou contre-indications. Observez les dates d'expiration indiquées sur les emballages.

 

Privilégier les sachets ou comprimés à sucer. Evitez les sirops si possible et les suppositoires. Les médicaments ne doivent pas être exposés aux températures extrêmes.

Il est préférable de les répartir dans des bagages séparés et de conserver ceux d’importance vitale dans les bagages à main, afin de toujours pouvoir disposer d’une réserve de quelques jours en cas de vol ou de perte d’un des bagages.

Une boîte en plastique hermétique disposée au milieu des affaires fera l'affaire. Stocker les médicaments hors de portée des enfants, à l'abri des chocs et dans un lieu frais à l’arrivée.

Traitement des maladies préexistantes

En cas de maladie chronique, chaque enfant devra disposer de son traitement de fond et des médicaments d'urgence, accompagnés d’une prescription en DCI, avec les coordonnées du médecin traitant ou du médecin spécialiste.

N’ hésitez pas à solliciter le spécialiste référent de  votre enfant pour des conseils et un éventuel compte-rendu qui accompagnera votre enfant dans son voyage.

En cas de réactions allergiques : emportez toujours les médicaments d'urgence prescrits par votre médecin. Si vous avez un PAI, vous avez une traduction en anglais sur l’article (bientôt disponible).

Si votre enfant réagit fortement aux piqures d’insectes, n’oubliez pas de demander un traitement à votre médecin.

Prophylaxie contre le paludisme et les maladies transmises par les moustiques

  • Traitement contre le paludisme en fonction de la destination selon la prescirtion du médecin
  •  Lotions et sprays anti-moustiques à appliquer sur la peau
  • Insecticide pour les textiles
  • Moustiquaires imprégnées

Désinfection des mains

Lotion hydro-alcoolique avec minimum 70% d’éthanol

Petits matériels de soins et pansements

  • un thermomètre incassable dans son étui
  • une paire de petits ciseaux
  • une pince à épiler pour les échardes
  • en fonction de la destination, une pince à tiques
  • un désinfectant de préférence en flacons unidoses ou en spray (plus facile à appliquer) Ex: Chlorhexidine monodoses®, Bispetine spray®
  • le matériel de pansement: sparadraps, compresses stériles, bandes (Velpeau), bandes adhésives, tulle gras pour brulure ou plaie, sutures adhésives (Steristrip) , boite de pansements
  • un spray séchant et cicatrisant peut être utile pour aider à guérir des petits bobos surtout dans des milieux humides où la cicatrisation se fait plus difficilement. EX. CICABIO® Lotion ou CYTELLIUM® en spray
avis du pediatreToute plaie, même minime, doit être lavée, désinfectée et protégée. En effet, en pays chauds et humides, le retard à la cicatrisation d’une moindre égratignure peut très rapidement se transformer en surinfection.

Les médicamentsMédicaments

Votre médecin vous recommandera les médicaments qui vous conviennent et vous établira les ordonnances nécessaires.

Attention : certains médicaments (analgésiques, codéine et dérivés de la morphine, stupéfiants, somnifères, stéroïdes, etc.) peuvent être interdits dans certains pays ou nécessiter un certificat médical.

Pour les douleurs et la fièvre :

  • Du paracétamol (Dafalgan®, Doliprane®),
  • Eventuellement anti-inflammatoire non stéroïdien, AINS, si votre enfant a des migraines ou une pathologie.

Systématiquement :

  • Un soluté de réhydratation. Ex : Adiaril® , Viatol®, Picolite® ...

Les solutés de réhydratation permettent de prévenir la déshydratation liée à la fièvre, à la chaleur, la diarrhée et aux vomissements. Ils sont donc indispensables dans toute trousse à pharmacie même pour un voyage en métropole.

Ce sont les premiers traitements à donner en cas de vomissements ou de diarrhée (voir l'article : Que faire en cas de vomissement(s) ou de diarrhée).

  • Traitement de la constipation si votre enfant a tendance à se constiper lors des changements

En fonction du voyage :

Les médicaments pour le tube digestif
  • Des médicaments contre la diarrhée du voyageur (ex: SMECTA®, TIORFAN®).
Attention !Attention l’Immodium est contre-indiqué chez les enfants de moins de 2 ans et déconseillé chez les enfants plus âgés sans un avis médical.

 

En cas de diarrhée avec fièvre ou du sang dans les selles: consultez un médecin;

En cas de nausées ou de vomissements : seul le soluté de réhydratation est nécessaire (voir l’article Que faire en cas de vomissement(s) ou de diarrhée).

Eventuellement prenez un antispasmodique pour les douleurs abdominales. Ex : SPASFON®.

La protection cutanée
  • un chapeau avec un bonne visièreVoyager avec des enfants
  • de la crème solaire avec indice de protection élevé ( 50+)
  • pour les démangeaisons après piqûre d'insecte (Ex : Apaysil®)
Pour les yeux 
  • Les lunettes de soleil
  • Du sérum physiologique en cas de début de conjonctivite ou pour nettoyer l’oeil après une projection ou du sable ….
Pour le transport
  • Un biberon, des pates à macher ou des bonbons mous pour le décolage et l’attérissage en avion en fonction de l’âge de votre enfantmal des transports
  • Pensez à prendre des jeux ou des livres pour rendre le voyage moins long
  • Un traitement pour le mal des transports si besoin (voir l’article : Le mal des transports)
En cas d'allergies et selon la saison de la destination

N'oubliez pas que la saison sera peut-être différente. Vous pouvez exposer votre enfant aux pollens ou à l'humidité. N'hésitez pas alors à prendre ses médicaments (anti-histaminiques, médicaments contre l'asthme, etc.)

Désinfection de l'eau

Tablettes désinfectantes (Ex : Aquatabs®, Micropur forte®)

Antibiotiques

Une antibiothérapie de réserve n’est pas recommandée sauf dans certains cas très particuliers (terrain fragile, éloignement d’une structure de soins ...). Dans ces cas, il est recommandé d’avoir des explications claires par écrit.

Et en cas d’utilisation du traitement, il faudra consulter un médecin le plus rapidement possible.

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En amont de la consultation, n'hésitez pas à consulter d'autres sites comme :

 

 

Sources :

  1. Brigot-Rotenberg D, Quinet B, Moulin F et al. Enquête auprès des familles d’enfants voyageurs : évaluation des conseils de prévention et prévalence des maladies rencontrées lors d’un séjour hors d’Europe. Arch Pediatr, 2016;23:360-366.
  2. Safetravel [consulté le 21 mai 2018]
  3. De Suremain N., Trousse du voyageur : que doit-on emporter pour l'enfant ?, Réalités pédiatriques, 16 juin 2017.
  4. BEH : Recommandations sanitaires pour les voyageurs 2017. Bull Epidemiol Hebd Hors-série 6 juin 2017 : 1-61.

Auteur :
Dr Rondeleux EmmanuelleDr Emmanuelle RONDELEUX
Pédiatre, Allergologue, Homéopathe

Date de publication : 22 mai 2018
Dernière révision de l'article : 22 mai 2018

 

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Quand manger devient difficile

 

Quand manger devient difficile, il a quelques petits trucs pour faciliter les repas. Pas la peine de forcer, ni même d'insister au risque de bloquer votre enfant.

Le petit Marius a fait une fausse route : que faire ?  

Si un morceau est  ‘’avalé de travers’’, votre enfant  peut s’étouffer. S’il tousse, c'est rassurant et cela peut suffire. La toux est le meilleur moyen pour évacuer un aliment ou un objet coincé. La toux est un réflexe très efficace dont votre jeune enfant est, fort heureusement, pourvu. 

Assurez-vous que l’aliment est bien expulsé.  Retirez doucement de la bouche, si besoin. 

Urgence pédiatriqueMais s’il a de violentes quintes de toux,  qu’il reste bouche ouverte, fait des efforts pour respirer, devient tout rouge, puis bleu, c'est qu’il se cyanose, avec le risque que son cerveau soit privé d’oxygène. Appelez immédiatement le SAMU (15) ou les pompiers (18) et faites les gestes de  1er secours.

FlècheConsulter l'article : Corps étranger : Que faire ? pour connaitre les manoeuvres pour l'aider à respirer.

Le rituel du repas : l'heure de manger, les places à table, les couverts ...

Ce qui facilite la prise des repas de votre enfant  sont  la régularité, le rituel : la même heure, la même place, le même déroulé.

Au-delà de 20 à 30 min, l’enfant a du mal à se concentrer et à rester à table. 

manger en familleTout petit, dès qu’il en est capable, il peut être fier de préparer son couvert. Ce qui va l’aider  est de mettre à sa hauteur dans un des placards de la cuisine : assiette, verre et couverts adaptés à son âge. Participer à la vie familiale, c'est se sentir utile. Cela permet d’attendre plus facilement le moment du repas s’il n’est pas tout à fait prêt. Et on est dans de bonnes dispositions pour manger. 

J’aimerais que mes enfants trouvent du plaisir à manger, comment faire ?

À table, le plaisir à être ensemble améliore la qualité des repas et facilite la prise de nouveaux aliments ou d’aliments moins  appréciés. Éteindre la télévision, la tablette, le smartphone  ou l’ordinateur, s’asseoir face à votre enfant et prendre le temps de manger ensemble sont des bons moments pour lui.

Mon  enfant  mange peu, dois-je m’inquiéter? 

Tant que sa courbe de croissance est satisfaisante, c’est qu’il mange à sa faim.

Éventuellement, on pourra ajouter à son alimentation un peu de matières grasses, comme de l’huile de colza dans ses préparations, du fromage râpé ou du beurre.

Mon  enfant  me réclame toute la journée à manger, comment faire? 

Là aussi, sa courbe de croissance  va nous guider. Si son poids correspond à sa taille, il n’y a aucune raison de le limiter au moment des repas, s’ils sont équilibrés.  Parce qu’il est en pleine croissance, il déborde d’énergie, et c’est normal qu’il ait faim. Pour qu’il ne  réclame pas à manger  entre les repas,  ou la nuit, il lui faut des apports suffisants aux 4 repas, notamment en féculents et en laitages.

FlècheVoir le chapitre : Les menus en fonction de l’âge de votre enfant.

manger équilibréS’il a encore faim à la fin du repas, il peut prendre un autre fruit, ou des légumes ou un autre laitage peu sucré. 

Les  gâteaux, sucreries, boissons sucrées, crèmes desserts, glaces  sont des ‘’coupe-faim’’ : pris en dehors des repas, l’enfant n’a plus d’appétit à table, et réclamera à manger dès qu’il en sort. Un cercle vicieux s’installe, provoquant souvent des énervements. 

Faut-il le laisser choisir ce qu'il va manger ?

Période du nonVers 18 mois-2 ans, votre enfant s’affirme. C'est l’âge du NON qui va durer plusieurs mois. Par ce « NON », votre enfant dit que c'est lui qui décide de manger ou pas, et peut refuser d’ouvrir la bouche pour manger alors qu’il a faim. Par ce comportement, il fait comprendre qu’il peut avoir des désirs différents des vôtres.

Le repas est le moment où il peut sans danger faire des choix : « préfères-tu en dessert de la compote de pommes ou une banane? ». Et quelle jouissance de pouvoir dire ce qu’on désire, comme FLORIANE 28 mois qui, dans un repas de famille, à l’énoncé du  dessert  (de la glace au chocolat), veut le meilleur: "moi je veux que le ‘’cocholat’’, pas la glace !!!"

Doit-on forcer un enfant ?

Si les aliments sont mélangés en purée, et que l’un d’eux ne lui plait pas, votre enfant peut refuser tout le repas. Les aliments quand ils sont séparés dans la même assiette permettent de choisir selon son goût. Les enfants que l'on a forcés à manger peuvent devenir difficiles après à nourrir. 

Quelques petites astuces pour vous aider

Votre enfant tout jeune peut vous aider  à cuisiner

cuisinerA la maison, il peut maintenant  participer à la préparation des repas. Ainsi, dès l’âge de 2 ans, il y a des petits travaux à sa portée : rincer les radis, déchirer la laitue, ajouter les herbes dans un plat ou le gruyère râpé pour le gratin, etc.

Floriane, alors qu’elle a 25 mois, voit sa mère préparer le repas et lui propose son concours : "c'est moi qui peluche les tomates maman !

Aller au marché ensemble, choisir les aliments

légumes et fruitsVotre enfant y  découvrira les odeurs et les couleurs, mais aussi les saveurs, les textures ...  Et il apprendra comment choisir des aliments à cuisiner. 

Et si votre enfant plantait quelque chose dans le jardin ou sur le balcon ou dans la cuisine ?

jardin potagerAvec de la terre, et un peu de savoir-faire, il apprend que la nature donne à manger. Se sentir responsable d’un brin de persil ou d’un radis qui pousse, c'est se sentir pousser soi-même…

Un proverbe chinois dit « Celui qui plante un jardin plante le bonheur ». 

Trucs et astuces de parents 

  • partager ses sentiments d'impasse avec des amies permet de se sentir moins seule et de dédramatiser : beaucoup de parents traversent ou ont traversé des périodes difficiles et la plupart du temps cela est transitoire.
  • en parler à un pédiatre ou au médecin traitant peut permettre, rien qu'en exprimant ses difficultés, de les résoudre et d'obtenir des conseils pratiques  parfois inaccessibles lorsqu'on est dans le quotidien difficile avec son enfant. 
  • aller voir un psy n’est pas dramatique. L'alimentation est souvent une "affaire de famille" avec son sac de nœuds.  Les dénouer fait gagner du temps. Bien souvent en quelques consultations, les difficultés des tout petits s'estompent.

 

Bibliographie :

Côté Parent :

  1. La discipline positive. Jane Nelsen. Poche Marabout 2012.
  2. Alimentation de l’enfant en situation normale et pathologique . Coordinateurs : Olivier Goulet, Michel Vidailhet, Dominique Turk. Doin.

Côté Enfant :

  1. Orianne LALLEMAND. P’tit Loup n’aime que les pâtes – Ed. Auzou. 2015

Site internet :

  1. Naitre et Grandir
  2. www.mangerbouger.fr

 

Auteur :
Dr Francoise CECCATO
Dr Françoise CECCATO
Pédiatre

Date de publication : 26 avril 2018
Dernière révision de l'article : 26 avril 2018

 

Cet article est un extrait du livre du Docteur Françoise CECCATO, "1 à 3 ans, la grande aventure de l'autonomie !" , aux Éditions MANGO.

 

Livre 1 à 3 ans

 

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Levothyrox la crise, le Levothyrox nouvelle formule et l’enfant

 

Depuis avril-mai 2017, malades de la thyroïde, médecins et pharmaciens affrontent une crise sans précédent, sous le feu des médias et des réseaux sociaux en raison d'une nouvelle formulation du Levothyrox .

A l’origine, une autorité administrative française l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a imposé le changement  de formule d’un des 10 médicaments les plus prescrits en France : le Levothyrox. Près de 3 millions de personnes ont été impactées, soit 5% de la population française. 

Un million de malades selon les associations de malades, cinq cent mille selon l’ANSM, ont suffisamment souffert pour qu’il ait été jugé impératif de remplacer leur traitement par Lévothyrox par un autre médicament.

Continuer la lecture de Levothyrox la crise, le Levothyrox nouvelle formule et l’enfant

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Hypothyroïdie de l’enfant : des causes au traitement

 

L' hypothyroïdie est une maladie grave chez l'enfant. En effet, la glande thyroïde produit des hormones indispensables au développement physique et intellectuel des enfants. Aussi, les pédiatres sont très attentifs à les rechercher.

Les déficits en sécrétion d’hormones thyroïdiennes, ou  hypothyroïdies, peuvent avoir de multiples causes.  La compensation du déficit hormonal par la lévothyroxine doit donc être adaptée à chaque cas particulier. Depuis quelque temps, les soucis avec le Levothyrox, le médicament des hypothyroïdies soulèvent beaucoup de polémiques.

Continuer la lecture de Hypothyroïdie de l’enfant : des causes au traitement

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Vaccination obligatoire : ce qui change en 2018

 

Depuis la loi sur la vaccination obligatoire, les enfants doivent réaliser 11 vaccins. Cette loi concerne les enfants nés à partir du 1er janvier 2018.

Mais qu'est-ce que cette vaccination obligatoire a changé ?

Les enfants nés avant 2018 doivent-ils réaliser d'autres vaccins pour être à jour ?

Vaccination obligatoire en 2018 = vaccins recommandés avant

vaccins pour bébéTous les enfants nés en 2018 devront être vaccinés contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite mais également la coqueluche, l'Haemophilus B, l'hépatite B, les infections sévères à Pneumocoques, le Méningocoque C, la rougeole, les oreillons et la rubéole.

Mais ces vaccins faisaient déjà partie des vaccins recommandés depuis plusieurs années. Ils étaient d'ailleurs conseillés par la grande majorité des médecins. Et la plupart d'entre vous les réalisaient.

Voir l'article : Les vaccins recommandés en France

Quels sont ces vaccins obligatoires ?

Les vaccins hexavalents

Les vaccins Hexyon® ou Infanrix Hexa® vaccinent contre 6 maladies : la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la coqueluche, l'Haemophilus B et l'hépatite B.

Les familles réfractaires à la vaccination hépatite B pouvait encore faire l'Infanrix Quinta® ou le Pentavac® qui était disponibles en pharmacie malgré quelques difficultés d'approvisionnement. Ces vaccins couvrent les mêmes maladies à l'exclusion de l'hépatite B.

Voir l'article : Quel vaccin ? Les équivalences

Les familles qui ne voulaient réaliser que les vaccins "obligatoires" jusqu'au 1er janvier 2018 étaient  contraintes à faire l'Infanrix Quinta® ou le Pentavac®, les autres vaccinations Infanrix Tétra, Tétravac, Boostrix ou Repevax et Revaxis n'étant des formules disponibles uniquement pour les enfants à partir de 6 ans.

Voir l'article : Qu’en est-il des vaccins obligatoires actuellement ?

Rappelons  l'intérêt de vacciner tôt le nourrisson contre des maladies graves comme la coqueluche et l'épiglotte ou la méningite liés à l'Haemophilus B.

Voir également les articles et le chapitre :

Les vaccins contre les méningites à Pneumocoques et Méningocoques

Le Prevenar® vaccine contre les infections sévères à Pneumocoques, dont les méningites.

vaccinationLes vaccins Meninvact® et  Neisvac® protègent contre la méningite à Méningocoque C. D'introduction plus récente dans le calendrier des vaccinations, ils sont toute foi recommandés pour les enfants de 1 à 2 ans de façon optimum et jusqu'à 24 ans depuis 2009.

Voir l'article : Méningite. Quand y penser ? Les méningites à Méningocoque, Pneumocoque, les méningites virales …

Depuis le calendrier vaccinal 2017, on recommande une première dose du vaccin Neisvac dès l'âge de 5 mois pour protéger les plus jeunes. En vaccinant les plus grands, les infectiologues pensaient protégés initialement les nourrissons. Mais la vaccination n'a pas été réalisée à assez grande échelle pour cela. Le Neisvac avec une injection à 5 mois permet de protéger ainsi les nourrissons avant la dose du 12° mois qui permet de donner une immunité à plus long terme.

Voir également l'article : Calendrier vaccinal 2017 : les nouveautés !

Les vaccins contre Rougeole, Oreillons et Rubéoles

Le vaccin Priorix® et ROR.Vax® protègent contre la Rougeole, les Oreillions et la Rubéole. Rappelons qu'en absence d'une vaccination suffisante de l'ensemble de la population, on est encore confrontés à des épidémies.

Voir les articles :

Votre enfant est-il à jour ?

Calendrier des vaccinations 2018Il est donc très probable que votre enfant soit déjà à jour de ces vaccins obligatoires.

Si tel n'est pas le cas, n'hésitez pas à en parler à votre médecin. Vous pourrez rattraper sans problème les vaccins non encore effectués.

Vous ne souhaitez pas vacciner vos enfants malgré la vaccination obligatoire ?

Attention aux risques pour votre enfant

Réfléchissez bien aux conséquences de vos actes. Même si les médias ont su semer la confusion, les vaccins sont là pour protéger votre enfant et non le rendre plus malade;

Voir l'article : Vaccinations obligatoires et ceinture de sécurité, une même logique

Sachez que votre enfant ne pourra être accepté en collectivité publique tant qu'il n'aura pas réalisé ces 11 vaccins obligatoires. On entend par collectivité les crèches, les garderies, l'école, les centres de loisirs ... Vous avez, si besoin, un délai de 3 mois pour mettre à jour le calendrier vaccinal de votre enfant. Les structures privées pourront adapter leur règlement intérieur à leurs convenances, mais tôt ou tard votre enfant risque d'être amené à se mettre jour de cette vaccination obligatoire.

Voir également l'article : Obligation vaccinale : nouvelle loi

Ne multipliez pas les injections

vaccinerAttention à ne pas multiplier les injections de vaccins à votre enfant sous prétexte de le vacciner à "minima". En choisissant des vaccins qui regroupent plusieurs maladies, vous lui permettez d'avoir moins d'injections ce qui est important pour son confort. En plus, il recevra moins d'adjuvants, comme la plupart des vaccins doivent avoir des adjuvants pour être efficaces.

Voir également l'article : Qu’en est-il des vaccins obligatoires actuellement ?

Evitez de vacciner à l'âge le plus critique

Préparer les vaccinationsDe même, évitez de réaliser des vaccins entre 2 et 6 ans. C'est vraiment le plus mauvais âge pour vacciner ! L'enfant sait qu'il va être vacciné et appréhende "la piqure".

Après 6 ans, il est plus facile de lui expliquer à quoi sert la vaccination. On réduit ainsi l'impact du geste technique. Et l'enfant, s'il garde encore une certaine appréhension, peut bénéficier de l'effet de la crème anesthésiante, ce qui permet une vaccination en toute tranquillité.

Voir les articles :

Or, si vous respectez le calendrier de vaccination, il n'y aura aucune injection pendant cette période.

 

Sources :

  1. Calendrier des vaccinations et recommandations vaccinales 2018

Auteur :
Dr Rondeleux EmmanuelleDr Emmanuelle RONDELEUX
Pédiatre, Allergologue, Homéopathe

Date de publication : 26 mars 2018
Dernière révision de l'article : 26 mars 2018

 

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