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Les vaccins contre les méningocoques chez l’enfant : recommandations 2026

Les méningites chez l'enfant : quels vaccins contre les méningocoques ? Quel est le calendrier vaccinal en France ? Dois-je vacciner mon enfant en cas de séjour en Angleterre ?

Épidémie en Angleterre : un signal d’alerte en Europe

Depuis le début de l’année 2026, une recrudescence de cas de méningite à méningocoque B a été signalée en Angleterre, notamment chez les adolescents et les jeunes adultes. Cette situation a conduit les autorités sanitaires britanniques à lancer une campagne ciblée d'administration des vaccins contre les méningocoques B.

En France, Santé publique France rappelle que ces infections restent rares mais graves, et souligne l’importance de la vaccination pour éviter des formes sévères, parfois mortelles.

Méningite à méningocoque : une maladie rare mais grave

Les infections invasives à méningocoque peuvent provoquer :

  • une méningite (infection des membranes du cerveau),
  • une septicémie (infection généralisée du sang).

Leur évolution est souvent très rapide, parfois en quelques heures, avec un risque de décès ou de séquelles lourdes (handicap neurologique, amputations).

La transmission se fait par les voies respiratoires, par la toux ou les éternuements par exemple, lors de contacts rapprochés (moins d'un mètre en face à face) dans la famille, la crèche, les écoles.

Quels sont les principaux méningocoques ?

On distingue plusieurs méningocoques différents. On les appelle des sérogroupes. Parmi les plus fréquents en France, on trouve le :

  • B (le plus fréquent chez les nourrissons),
  • C,
  • W,
  • et Y.

La vaccination permet aujourd’hui de protéger efficacement contre ces formes.

📊 Le calendrier vaccinal : les vaccins contre les méningocoques en France

👶 De 0 à 2 ans (nourrisson)

Objectif : une protection précoce contre les formes graves à une période très vulnérable

Vaccins contre les méningocoques B (Bexsero®):

Vaccin méningocoques- Calendrier vaccinal
  • 1ère dose à 2 mois
  • 2e dose à 4 mois
  • Rappel à 12 mois

Vaccins contre les méningocoques ACWY :

  • 1ère dose : 5 mois (Nimenrix®)
  • Rappel à 12 mois (Nimenrix® ou Menquadfi®)

👉 À cet âge, le risque est maximal, d’où l’importance de respecter au mieux le calendrier. Toute fois le calendrier actuel comportant 3 vaccinations à 12 mois il est possible de différer un des 2 vaccins au 13° mois. 

Ces vaccins sont obligatoires pour tous les enfants nés à partir du 01 janvier 2024

Lien : Calendrier vaccinal 2025

🧒Les vaccins contre les méningocoques chez l'enfant (2 à 5 ans)

Objectif : rattrapage si nécessaire

  • Vérifier que :
    • la vaccination contre les méningocoques B est complète
    • le vaccin contre les méningocoques ACWY a bien été réalisée

👉 En cas de doute : consulter le médecin pour une mise à jour. Les vaccins seront remboursés dans ce cas.

🧑‍🎓Les vaccins contre les méningocoques chez l'adolescents (11 à 14 ans)

Objectif : protéger une population à risque et limiter la transmission

  • 1 dose de vaccin ACWY recommandée (Menquadfi®, Menveo® ou Nimenrix® )
  • Rattrapage possible jusqu’à 24 ans

👉 Cette tranche d’âge est particulièrement concernée (vie en collectivité, internats, soirées…).

🎯Les vaccins contre les méningocoques chez les jeunes adultes (15 à 24 ans)

  • Rattrapage vaccinal ACWY, si non fait entre 11 et 14 ans, fortement recommandé
  • Vaccination contre les méningocoques B (Bexsero® ou Trumenba®) conseillée et remboursée
  • Particulièrement important avant :
    • l'entrée à l’université
    • vie en résidence étudiante
    • voyages

💡Quels sont les signes qui peuvent évoquer une méningite

  • fièvre élevée brutale
  • somnolence inhabituelle
  • raideur de la nuque
  • vomissements
  • taches violacées sur la peau (purpura)

👉 En cas de doute : appelez immédiatement les urgences.

Voir notre article : Méningite. Quand y penser ?

Pourquoi vacciner contre les méningites son enfant ?

Une maladie imprévisible

Un enfant en parfaite santé peut être touché sans signe précurseur.

Une évolution fulgurante

L’état peut s’aggraver en quelques heures.

Une protection collective

La vaccination réduit la circulation de la bactérie dans la population.

Focus : le méningocoque B chez les nourrissons

Le méningocoque B est aujourd’hui responsable d’une grande partie des cas chez les jeunes enfants.

Les experts insistent sur :

  • une vaccination dès 2 mois,
  • un respect rigoureux des rappels,
  • une surveillance attentive des symptômes.

Adolescents : pourquoi ne pas négliger les vaccins contre les méningocoques ?

Les adolescents sont souvent porteurs de la bactérie sans le savoir.

Ils jouent un rôle clé dans la transmission, notamment :

  • en milieu scolaire,
  • en soirées,
  • en colocation.

L’épidémie récente en Angleterre illustre ce phénomène.

🧾Les questions fréquentes des parents

Les vaccins sont-ils sûrs ?

Oui. Les effets secondaires sont généralement bénins :

  • douleur au point d’injection
  • fièvre passagère

Le vaccin protège t-il efficacement contre la maladie ?

Si mon enfant doit partir en Angleterre , faut-il que je le vaccine ?

Non, à ce jour, l’épidémie anglais reste localisée, à un groupe d’étudiants fréquentant une université à Canterbury et certains lieux de vie dans le Kent. Il n'y a pas d'indication à vacciner en cas de voyage en Angleterre d'autant qu'il faut au moins 2 injections de vaccin contre la méningite à méningocoques B pour que celle -ci soit efficace.

Par contre, il est conseiller de vacciner votre enfant et adolescent selon les recommandations française et de mettre à jour son calendrier vaccinal comme pour tout voyage.

Voir également l'article : La trousse de voyage

Cela reste à discuter par contre si votre enfant ou adolescent va séjourner dans la zone d'épidémie ou dans un contexte d'étudiant avec vie en collectivité.

Peut-on vacciner en retard ?

Il vaut mieux respecter les âges de vaccination cités plus haut mais un rattrapage est possible jusqu’à 5 ans pour les jeunes enfants et jusqu’à 24 ans pour les adolescents. La vaccination de 5 à 11 ans pour les méningocoques A,C ,W et Y et 5 à 14 ans pour les méningocoques B et après 24 ans n’est pas recommandée car les risques de développer une méningites sont moins importants. 

Est-ce obligatoire ?

Certaines vaccinations sont obligatoires ou fortement recommandées selon l’âge.

Faut-il vacciner même sans épidémie ?

Oui. La vaccination protège avant l’exposition au risque.

Situation en France : faut-il s’inquiéter ?

À ce stade, aucun signal majeur d’épidémie comparable à celle du Royaume-Uni n’a été identifié.

Cependant, Santé publique France insiste sur :

  • la surveillance continue des cas,
  • l’importance de maintenir une couverture vaccinale élevée.

Conseils pratiques aux parents

  • Vérifiez régulièrement le carnet de santé
  • Respectez les rendez-vous vaccinaux
  • N’hésitez pas à poser des questions à votre médecin
  • Soyez attentif aux symptômes inhabituels

Conclusion

La méningite à méningocoque reste une maladie rare mais redoutable. Grâce aux vaccins, il est aujourd’hui possible de protéger efficacement les enfants dès leur plus jeune âge.

Dans un contexte européen marqué par une recrudescence de cas, notamment en Angleterre, la vaccination reste plus que jamais un outil essentiel de prévention.

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Sources :

  1. Le calendrier des vaccinations- Mise à jour du 28/04/25
  2. Calendrier des vaccinations et recommandations 2025
  3. Bulletin Infovac Mai 2025
  4. Infovac. Bulletin n°3 bis – mars 2026.
  5. Infovac. Recommandations actualisées sur la vaccination contre les méningocoques chez l’enfant.
  6. Santé publique France. Infections invasives à méningocoque : données et surveillance.
  7. Santé publique France. Recommandations vaccinales contre les méningocoques (fiche mémo).
  8. Santé publique France. Vaccination contre les infections à méningocoque B : repères pour la pratique.
  9. Santé publique France. Méningites et septicémies à méningocoque : les 5 bonnes raisons de se faire vacciner (15–24 ans).
  10. Santé publique France. Infections invasives à méningocoque : un nombre de cas élevé en janvier et février 2025.
  11. Haute Autorité de Santé. Stratégie de vaccination contre les infections invasives à méningocoques.
  12. Vaccination Info Service. La vaccination au cours de la vie : nourrissons et enfants.
  13. Auteur :
    Dr Rondeleux EmmanuelleDr Emmanuelle RONDELEUX
    Pédiatre, Allergologue, Homéopathe
    Directrice médicale de l'Application May Santé
    Participe aux réponses d'experts dans le magasine Parents

    Date de publication: 22 avril 2026
    Dernière révision de l'article : 22 avril 2026

 

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🍼 Rappels des laits en France : ce que les parents doivent savoir

Depuis fin décembre  2025 - début  2026, plusieurs rappels et retraits de lots de laits infantiles ont été déclenchés en France, mobilisant les autorités sanitaires et suscitant des inquiétudes chez les parents. Voici un décryptage clair de ces rappels des laits à partir des recommandations gouvernementales et des sociétés savantes de pédiatrie.


📌 Une alerte sanitaire internationale

Les autorités sanitaires françaises ont été alertées fin décembre 2025 par des notifications européennes concernant la présence potentielle d’une toxine appelée céréulide dans certaines préparations pour nourrissons. Cette toxine est produite par certaines bactéries (comme Bacillus cereus) et peut provoquer chez les nourrissons des troubles digestifs tels que des vomissements ou de la diarrhée

Suite à ces informations, plusieurs fabricants de laits infantiles (dont Nestlé, Lactalis, Danone et d’autres) ont procédé à des retraits et rappels volontaires de lots commercialisés en France et ailleurs en Europe. 


📢 Le DGS-Urgent du 23 janvier 2026 : les principaux points

La Direction générale de la Santé (DGS) a émis un bulletin DGS-Urgent n°2026-01 le 23 janvier 2026 pour informer les professionnels de santé et le public. Voici les informations essentielles : 

🧾 1. Alerte et produits concernés

  • Des retraits et rappels de lots de laits infantiles sont en cours au niveau international, et la France est concernée.
  • La contamination potentielle est liée à une huile riche en acide arachidonique (huile ARA) essentielle aux développement visuel et cérébral du nourrisson qui est de ce fait ajoutée aux laits infantiles. Or ces adjuvants ont pu être contaminé par une toxine, la céréulide.
  • Les produits concernés sont listés et régulièrement mis à jour sur le site RappelConso du gouvernement. 

👶 2. Ce qu’il faut faire si votre enfant consomme du lait infantile 1er, 2° ou 3° âge

  • Vérifiez que le lait infantile ne fait pas parti de la liste de rappel des laits infantiles
  • Arrêtez immédiatement de consommer le lait issu des lots rappelés. 
  • Utilisez temporairement un autre lait infantile
  • Conservez la boîte pour analyses uniquement en cas de symptômes évocateurs.
  • Demandez conseil à un professionnel de santé en cas de doute (médecin, pharmacien, PMI, sage-femme, infirmière) et/ou contacter le 15.
  • Le pharmacien ou le fabricant pourront vous indiquer si le lait que vous utilisez fait partie de la liste de rappels des laits.

🩺 3. Les signes cliniques à surveiller

Aucun lien scientifique direct n'est établi actuellement entre la consommation des laits rappelés et des maladies ou décès, même si des investigations sont en cours. 

Toutefois, en cas de symptômes évocateurs d’intoxication alimentaire :

  • vomissements répétés
  • diarrhée
  • fièvre modérée à élevée
  • plus rarement signes d'inconfort ou altération de l'état général

dans les 1 à 12 heures suivant l'ingestion du lait contaminé.

Consultez un médecin et de déclarer la situation aux autorités sanitaires sur les canaux appropriés (ARS, portail SignalConso). 

Gardez les boites concernées, notez leur numéro de lot et les rapporter en pharmacie, en magasin ou suivre la procédure indiquée par le fabricant pour les renvoyer ou se faire rembourser.

Le traitement est celui d'une gastro-entérite aiguë (voir l'article : Que faire en cas de vomissement(s) ou de diarrhée) :

Donnez une solution de réhydratation fraiche  (SRO), en petites quantités répétées (10–15 mL toutes les 10–15 minutes), même en cas de vomissements.

🚨 Consultez en urgence :

  • en cas de signes de déshydratation (perte de poids importante, bouche sèche, pas ou peu d'urines dans la couche, yeux creux, absence de larmes ..),
  • de fièvre élevée persistante,
  • de sang dans les selles,
  • de vomissements répétés ou
  • chez tout nourrisson de moins de 3 mois.

📉 Les nouveaux rappels après ajustement des normes

La France anticipant les recommandations européennes en matière de sécurité alimentaire concernant la présence de céréulide abaisse le seuil maximum toléré pour cette toxine à environ 0,014 µg/kg de poids corporel afin de renforcer la protection des nourrissons. 

Cette révision de seuil a immédiatement entraîné de nouveaux rappels de lots par des marques, même lorsqu’ils étaient conformes à l’ancienne norme. 


📝 En résumé : conseils pratiques

✔️ Vérifier immédiatement si vous possédez des produits figurant sur la liste officielle des lots rappelés.
✔️ Arrêter l’utilisation de tout lait concerné.
✔️ Surveiller l’apparition de symptômes chez le nourrisson.
✔️ En cas de doute ou de symptômes, consulter un professionnel de santé.
✔️ Signaler toute intoxication suspectée via les plateformes officielles (ARS, SignalConso).

La liste de rappel des laits incriminés

  • La liste de rappel des laits en France régulièrement mise à jour sur le site Rappel Conso

Des laits de substitution

La Société Française de pédiatrie liste les laits pouvant être utilisés en substitution sur ce lien :

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Sources :

  1. DGS-Urgent du 31/01/26
  2. DGS-Urgent du 23/01/26
  3. Communiqué de presse interministériel du 22 janvier 2026
  4. Recommandations et conseils pour les parents de la Société Française de Pédiatrie
  5. Auteur :
    Dr Rondeleux EmmanuelleDr Emmanuelle RONDELEUX
    Pédiatre, Allergologue, Homéopathe
    Directrice médicale de l'Application May Santé
    Participe aux réponses d'experts dans le magasine Parents

    Date de publication: 5 février 2026
    Dernière révision de l'article : 5 février 2026

 

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Recettes pour introduire les fruits à coque et l’arachide

Voici une sélection de recettes simples, adaptées aux bébés dès 4 à 6 mois, pour introduire les fruits à coques et l'arachide de façon progressive et sécurisée 🥄🌰🥜. Attention de bien lire auparavant l'article : Introduire l’arachide et les fruits à coque dès la diversification : Mode d’emploi, pour ne pas brusquer les étapes .

Ces recettes sont douces, lisses, et respectent les recommandations françaises (Société Française d'allergologie, Allergodiet, PNNS).

Dans la plus part des recettes vous pouvez remplacer le fruit à coque par un autre.

🥣 1. Compote de pomme à la poudre d’amande (dès 4-6 mois)

Ingrédients :

  • 1 pomme 🍎 bio douce (type gala)
  • 1 cuillère à café de poudre d’amande blanche (sans peau)
  • Un peu d’eau

Préparation :

  1. Éplucher et couper la pomme en petits morceaux.
  2. Cuire la pomme à la vapeur ou à l’eau jusqu’à ce qu’elle soit bien fondante.
  3. Mixer très finement.
  4. Ajouter la poudre d’amande, bien mélanger.
  5. Servir tiède ou à température ambiante.

🔄 Répéter 2 à 3 fois par semaine pour maintenir la tolérance.


🥔 2. Purée de patate douce & noisette (dès 5-6 mois)

Ingrédients :

  • 1 petite patate douce
  • ½ cuillère à café de purée de noisette 100% (non sucrée)
  • Eau de cuisson ou lait maternel (ou infantile)

Préparation :

  1. Éplucher, couper la patate douce et la cuire jusqu’à ce qu’elle soit bien tendre.
  2. Mixer avec un peu d’eau de cuisson pour obtenir une texture bien lisse.
  3. Ajouter la purée de noisette et mixer à nouveau.

✅ Astuce : introduisez la noisette seule la première fois, sans autre aliment nouveau. Si vous n'avez pas encore introduit la patate douce, faites une première fois la recette sans noisette.


🍌 3. Banane écrasée au beurre de cacahuète (dès 6 mois)

Ingrédients :

  • ½ banane bien mûre
  • ¼ de cuillère à café de beurre de cacahuète 100 % (sans sucre, sans sel)

Préparation :

  1. Écraser la banane très finement à la fourchette.
  2. Mélanger avec le beurre de cacahuète 🥜 pour bien lisser la texture.

🚨 Attention à la texture : adapter selon l’âge (mixé bien si bébé à moins de 6 mois).


🍶 4. Yaourt nature + pâte de noix de cajou (dès 6 mois)

Ingrédients :

  • 1 yaourt nature entier (lait infantile ou 1er âge si < 1 an)
  • ½ cuillère à café de purée de noix de cajou

Préparation :

  1. Mélanger la purée de noix de cajou au yaourt.
  2. Bien homogénéiser avant de proposer.

👶 Idéal comme collation ou dessert. Vous pouvez utiliser également du beurre de cacahuète ou une autre purée de fruit à coques (amande, noix de cajou ...).


🥄 5. Crème de céréales + poudre de noix (dès 8-9 mois)

Ingrédients :

  • 2 cuillères à soupe de crème de riz ou millet infantile
  • Eau ou lait infantile
  • ½ cuillère à café de poudre de noix très fine

Préparation :

  1. Préparer la crème selon l’emballage.
  2. Ajouter la poudre de noix à la fin, bien mélanger.

🌰 Choisissez une seule noix à la fois (ex. noix de Grenoble, puis noix de macadamia après 3 jours).


❗ Conseils bonus pour les recettes :

  • Utilisez toujours des purées ou poudres 100% fruits à coque (aucun sucre, sel ou huile ajoutée).
  • Vous pouvez varier les saveurs en utilisant d'autres fruits à coque pour chaque recette.
  • Jamais de morceaux entiers ou de fruits à coque broyés grossièrement avant l’âge de 4-5 ans (risque d’étouffement).
  • Introduisez un seul fruit à coque à la fois, en toute petite quantité, et observez pendant 3 jours.
  • Servez les premières cuillerées le matin ou à midi, pas le soir.
  • Surveillez : eczéma, vomissements, toux, plaques autour de la bouche → en cas de réaction suspecte, consultez rapidement.
  • Si votre enfant a déjà une allergie à l'arachide ou un fruit à coque ou un eczéma sévère, demander conseil à votre allergologue ou votre médecin avant d'introduire l'arachide et les fruits à coque.

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Sources :

  1. Introduire l'arachide et les fruits à coque dès la diversification : Mode d'emploi
  2. Diversification : les nouvelles recos de la SFA, Revue du Praticien,juin 2022
  3. Pontcharraud R. et Coll.,La diversification alimentaire : les conseils pratiques de diététiciens-nutritionnistes spécialisés en allergologie, Revue Française d'allergologie, mai 2022
  4. Manger Bouger, Introduire les allergènes alimentaires dès 4 à 6 mois
  5. Allergodiet, Diversification alimentaire : comment s'y prendre ?
  6. Diversiclic

Auteur :
Dr Rondeleux EmmanuelleDr Emmanuelle RONDELEUX
Pédiatre, Allergologue, Homéopathe
Directrice médicale de l'Application May Santé
Participe aux réponses d'experts dans le magasine Parents

Date de publication: 30 septembre 2025
Dernière révision de l'article : 30 septembre 2025

 

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Introduire l’arachide et les fruits à coque dès la diversification : Mode d’emploi

Il est important d'introduire l'arachide 🥜 et les fruits coques 🌰 le plutôt possible, entre 4 et 6 mois, pour éviter le développement d'allergie. Mais comment s'y prendre ? Et comment réintroduire un fruit à coque selon les instructions de l'allergologue ? Voici un mode d'emploi tout en sécurité.


Face à l’augmentation préoccupante des allergies alimentaires chez les enfants, les sociétés savantes recommandent maintenant d’introduire tôt certains allergènes, dont l’arachide et les fruits à coque. L’objectif ? Favoriser la tolérance immunitaire dès le début de la diversification alimentaire, plutôt que de retarder leur introduction­—ce qui peut augmenter le risque d’allergie.

Les nouvelles recommandations pour diminuer le risque d’allergie

Des études récentes ont montré que l'introduction des allergènes entre 4 et 12 mois, en particulier l'oeuf, l'arachide et les fruits à coques diminuait le risque d'allergie à cet aliment. De même il est important de maintenir leur consommation de façon régulière. 

Contrairement à ce que l'on avait pu croire auparavant ce n'est pas en consommant l'allergène qu'on devient allergique. Bien au contraire le consommer permet petit à petit de développer une tolérance. C'est bien souvent le contact avec la peau, en particulier lorsqu'elle est abîmée par un eczéma qui provoque des allergies. Les allergènes peuvent alors plus facilement franchir la barrière de la peau et permettre ainsi de développer des immunoglobines les IgE qui vont être plus tard à l'origine de l'allergie. 

Ne pas appliquer de crème à base de protéines animales sur la peau de bébé

Pour ces raisons, il est déconseillé d'appliquer sur la peau de votre enfant des crèmes, huiles ou tout autre produit cosmétique à base d'arachide, de fruits à coque (comme l'huile d'amande douce) , de sésame, d'avoine (en dehors de la plantule d'avoine) ou de toute autre protéine alimentaire. Au moins tant qu'il n'a pas introduit l'aliment dans son alimentation.

De même, pensez à vous laver les mains dès que vous avez mangé avant de toucher votre bébé .

Intérêt diététiques des fruits à coques

Pas de stress par rapport aux acides gras, jusqu'à 3 ans bébé a besoin d'un apport en lipides d'environ 50 % de son apport énergétique . N'oublions pas qu'il est entrain de développer son cerveau qui est très riche en graisse. De plus l'arachide par exemple contient des acides gras mono et poly-insaturés très intéressant du point de vue diététique.

Et puis l'arachide et les fruits à coques sont de bons apports en protéines végétales, en minéraux comme le potassium, le magnésium, le phosphore, le zinc et des vitamines B et E.


Pourquoi introduire dès 4–6 mois ?


Comment introduire : méthode progressive et sécurisée

Fréquence et régularité

De petites quantités, un à la fois

Formes recommandées

Vous pouvez faire vous même votre poudre ou votre pâte de fruit à coque maison grâce aux recettes d'Allergodiet. : ICI .


Surveillez

Cas particuliers : enfant à haut risque


Synthèse des recommandations françaises & internationales


Source / AutoritéÂge d’introduction recommandéForme & QuantitéSuivi après introductionPrécautions
Société Française d'allergologieDès 4 moisPurée ou pâte, 1 c.c. rasée 4‑5×/semaine (≈ 2 g protéines)Consommation régulièreÉviter contact cutané, tests si atopie sévère
PNNS / DiversiclicDès 4 moisPoudre ou pâte dans dessertRégulierÉviter morceaux entiers avant 3 ans
International (EAACI, ESPGHAN)4–11 moisDivers, selon habitudes familialesRégulier Évaluation pour haut risque

En résumé / Conseils pratiques pour les parents

  1. Introduire tôt, dès que la diversification commence (≈ 4–6 mois).
  2. Commencer avec une petite dose, un seul allergène à la fois.
  3. Varier progressivement : par exemple, d'abord cacahuète, puis trois jours plus tard noisette, etc.
  4. Assurer une consommation régulière, plusieurs fois par semaine, pour maintenir la tolérance.
  5. Si l’enfant est à haut risque, consulter un professionnel avant l’introduction.
  6. Faire attention à ne pas sensibiliser par la peau : éviter les contacts indirects avec les allergènes avant ingestion.


Pour aller plus loin :

Si vous appréciez cet article, peut-être trouverez-vous d'autres sujets d'intérêt dans le chapitre :

 

Sources :

  1. Du Toit G. and coll. Randomized Trial of Peanut Consumption in Infants at Risk for Peanut Allergy, NEJM 2015
  2. Diversification : les nouvelles recos de la SFA, Revue du Praticien,juin 2022
  3. Pontcharraud R. et Coll.,La diversification alimentaire : les conseils pratiques de diététiciens-nutritionnistes spécialisés en allergologie, Revue Française d'allergologie, mai 2022
  4. Manger Bouger, Introduire les allergènes alimentaires dès 4 à 6 mois
  5. Allergodiet, Diversification alimentaire : comment s'y prendre ?
  6. Diversiclic

Auteur :
Dr Rondeleux EmmanuelleDr Emmanuelle RONDELEUX
Pédiatre, Allergologue, Homéopathe
Directrice médicale de l'Application May Santé
Participe aux réponses d'experts dans le magasine Parents

Date de publication: 12 septembre 2025
Dernière révision de l'article : 29 novembre 2025

 

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Le Calendrier vaccinal 2025

Retrouvez les nouveautés du Calendrier Vaccinal 2025 en particulier avec la protection contre les bronchiolites, l'extension des vaccinations contre les méningites ...

Qui peut administrer les vaccins du calendrier vaccinal 2025

Les nouveautés du calendrier vaccinal 2025 chez l’enfant et le nourrisson

Vaccins 2025
Calendrier simplifié des vaccins 2025

La prévention des infections par le virus respiratoire syncitial (VRS) ou bronchiolites

Depuis  l'hiver 2024/2025, tous les nourrissons bénéficient d'une protection contre le VRS responsable de la majorité des bronchiolites   :

La vaccination contre la grippe

Vaccin de l'enfant

Le vaccin nasal FLUENZ TETRA® n'est toujours pas malheureusement commercialisé en France malgré un avis favorable de l’HAS.

La HAS a recommandé le 02/02/23 de vacciner largement les enfants pour protéger les petits nourrissons, plus à risque de forme grave, et limiter la diffusion de l’épidémie, les enfants représentant un réservoir important de diffusion virale avec si possible le vaccin nasal.

Les vaccins contre les méningocoques

Le vaccin contre les méningocoques B devient obligatoire jusqu'à 24 mois

La vaccination contre les infections à méningocoques B devient remboursée et obligatoire depuis le 1er janvier 2025. Le nourrisson recevra une première dose à l’âge de 3 mois, une deuxième à 5 mois et une dose de rappel à 12 (ou 13) mois (M3, M5, M12). Le rattrapage se fait jusqu’à 24 mois selon un schéma de vaccination en fonction de l'âge de l'enfant.

Vaccination élargie aux méningocoques A,C,W et Y

La vaccination élargie contre les infections à méningocoques A, C, W et Y est obligatoire depuis le 1er janvier 2025 et remboursée avec une dose à 6 mois et 12 mois pour mieux couvrir les méningocoques W et Y qui sont actuellement en augmentation en France (Nimenrix® à 6 mois , Nimenrix® ou Mendquadfi® à 12 mois).

Une vaccination débutée avec le NEISVAC® à 5 mois ou 12 mois se poursuivra donc avec un vaccin méningococcique tétravalent ACWY. Celui-ci sert alors de rappel et permet d'élargir aux méningocoques A, W et Y.

Et pour les non-vaccinés ?

L’obligation vaccinale contre les méningocoques B et ACWY s' étend jusqu’à l’âge de 2 ans. Ainsi, tous les nourrissons jamais vaccinés contre les sérogroupes A,C, W et Y (y compris ceux qui ont bénéficié du vaccin contre le sérogroupe C/ Neisvac®), doivent recevoir au moins une dose de vaccin contre les méningocoques ACWY entre 12 et 24 mois .

De même, pour la vaccination contre les méningocoques B, on fait un rattrapage selon un schéma de vaccination qui va différer en fonction de l'âge de votre enfant à la première dose (2 doses avec 2 mois minimum d'intervalle et un rappel dans la 2° année de vie ou un rappel 12 à 23 mois après).

Ces vaccins sont co-administrables avec les autres vaccins du calendrier vaccinal le même jour, mais en des sites séparés .

Le Nimenrix® s' administre à partir de 6 mois, le MenQuadfi® de 12 mois et le Menvéo® de 2 ans.

Vaccination méningocoques

Vous trouvez des informations complémentaires concernant les méningocoques dans notre article sur les méningites et sur les recommandations de l'HAS.

Vaccins méningocoques et adolescents :

Le vaccin ACWY (vaccins Nimenrix®, MenQuadfi® ou Menveo®) devient fortement recommandé et remboursé de 11 à 14 ans. Il s'administre en une seule dose. Ce vaccin peut encore bénéficier d'un "rattrapage" entre 15 et 24 ans révolus.

On doit proposer désormais la vaccination contre le méningocoque B aux adolescents de 15 à 24 ans révolus. Celle-ci se fait en 2 doses espacées d'au moins 2 mois, 6 mois dans l'idéal qui sont maintenant remboursées.

Retrouvez le calendrier vaccinal complet : ICI ou le calendrier simplifié : ICI .

Vaccination contre la Dengue aux Antilles et en Guyane

La vaccination contre la Dengue aux Antilles et en Guyane set recommandée pour:

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Sources :

  1. Le calendrier des vaccinations- Mise à jour du 28/04/25
  2. Calendrier des vaccinations et recommandations 2025
  3. Bulletin Infovac Mai 2025
  4. Recrudescence des infections invasives à méningocoques : de nouvelles recommandations sur le rattrapage vaccinal
  5. Journée mondiale de lutte contre la méningite : le ministre de la Santé et de l’Accès aux Soins annonce une intensification de la stratégie vaccinale contre les méningocoques

Auteur :
Dr Rondeleux EmmanuelleDr Emmanuelle RONDELEUX
Pédiatre, Allergologue, Homéopathe
Directrice médicale de l'Application May Santé
Participe aux réponses d'experts dans le magasine Parents

Date de publication: 28 avril 2025
Dernière révision de l'article : 16 mai 2025

 

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